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Ce dimanche 24 juillet, à la place du Trocadéro à Paris, le Kodjo rouge était bien en action pour la malédiction effective de tous les rebelles criminels et leurs commanditaires, qui ont semé la désolation dans de nombreuses familles en Côte-d’Ivoire. Cette manifestation des ivoiriennes patriotes a été effective suite à l’appel de Mme Topo Léontine, Présidente de l’Association des Femmes Patriotes de France. Elles sont venues nombreuses exprimer leur indignation par l’exhibition de leurs kodjos rouges, nom que portait aussi l’opération qui a essentiellement marqué cette manifestation. Le kodjo a sa source dans la pure tradition africaine. Il est un morceau de pagne de couleur principalement rouge servant de cache-sexe à la femme, avant que la modernité occidentale, avec son slip, n’entre dans les mœurs de la femme africaine. Le string occidental n’est rien d’autre que la copie non conforme de cette tradition vestimentaire de la femme africaine. En la matière l’occident a singé l’Afrique.

Comme cache-sexe, le kodjo entre dans la symbolique de la pudeur féminine mais n’est pas que cette symbolique. Il symbolise aussi le pouvoir de maudire de la femme, celle qui donne vie, et dont la parole est sacrée, quand elle l’exhibe ou l’ôte pour proférer des malédictions. Les femmes patriotes ivoiriennes, pour la plupart aux visages badigeonnés de kaolin ont brandi leur kodjo rouge, non pas pour satisfaire la curiosité de quelques regards pervers déambulant en ce lieu. Le but était de proférer des paroles de malédiction contre tous les ennemis de la Côte-d’ivoire. Et cela a été fait avec beaucoup de «bruit». Toutes ces hordes de criminels, d’assassins, de violeurs, qui essaiment sur le territoire ivoiriens depuis le 19 septembre 2002 jusqu’à ce jour, ont été les cibles de ces malédictions proférées. Ni Alassane Ouattara ni Nicolas Sarkozy, indexés comme responsables des malheurs des ivoiriens, n’ont échappé à ces paroles de malédiction.

Par l’opération “kodjo rouge”, les femmes patriotes ivoiriennes, toujours mobilisées et déterminées, ont manifesté leur profonde indignation et leur révolte contre la situation tragique que vit leur pays. Des femmes continuent d’être violées lors des assauts libidinaux d’énergumènes et forcenés aux appétits sexuels effrénés. Leurs enfants et leurs maris continuent d’être massacrés. Des personnes continuent d’être victimes de graves violations de droits de l’homme, sans que justice soit faite. La souveraineté et la démocratiie sont foulés aux pieds. Face à cette situation, ces ivoiriennes ont décidé d’user du rituel traditionnel de malédiction pour que soit effective la justice émanant des paroles sacrées de celles qui donnent vie à l’humanité. Si aucune malédiction n’atteint le juste, il est certain que les injustes ciblés par ce rituel ont eu leur sort scellé depuis la place du Trocadéro à Paris. Cette manifestation, première du genre, a été une réussite grâce à la mobilisation et à la détermination constantes des femmes patriotes. Elle l’a été aussi par la remarquable contribution organisationnelle à leurs côtés de Jonas Zadi, membre du Bureau politique du COPACI. Avant de mettre fin à la manifestation, Mme Topo Léontine, n’a pas manqué d’annoncer que l’opération «kodjo rouge»sera réitérée à l’occasion de la prochaine manifestation de tous les patriotes ivoiriens prévue pour le 7 Août à Paris, jour anniversaire de la pseudo-indépendance de la Côte-d’Ivoire.

 

source : http://actualite.ivorian.net/?p=471