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A monsieur BAN KI MOON, Secrétaire Général de l ONU

Objet : Demande de création d’une commission d’enquête internationale

Monsieur le Secrétaire Général

J’ai l’honneur de solliciter, au nom du Président Laurent GBAGBO, dont je suis le Représentant et le Porte-parole, la mise en place par l’Organisation des Nations Unies (ONU) d’une commission internationale d’enquête sur les évènements survenus en Côte d’Ivoire depuis septembre 2002, notamment les tueries présumées des femmes à Abobo, une commune de la ville d’Abidjan.

En effet, la crise postélectorale en Côte d’Ivoire reste marquée par la participation de l’ armée française et des forces supposées impartiales de l’ONUCI aux côtés des forces rebelles qui avaient lancé une offensive contre l’armée régulière de Côte d’Ivoire. L’abandon de la posture de neutralité des forces impartiales et l’intervention de l’armée française qui constituent en elles-mêmes des violations graves de la charte de l’ONU, trouveraient leur fondement dans la résolution 1975 du Conseil de sécurité. Cette résolution donnait mandat aux deux forces de détruire les armes lourdes dans la ville d’Abidjan à la suite de la mort présumée de personnes civiles notamment des femmes, dans la commune d’Abobo, pourtant contrôlée par plusieurs factions rebelles. Sans même qu’une enquête n’établisse l’identité des auteurs de ces tueries présumées, Les Forces de Défenses et de Sécurité (FDS), restées fideles au Gouvernement légal de la République de Côte d’Ivoire en ont été désignées coupables. La résidence officielle du Président Laurent Gbagbo a fait l’objet de bombardements intensifs par les hélicoptères de l’armée française alors qu’il s’y trouvait avec sa famille et certains de ses proches collaborateurs. Ces tueries présumées sont donc importantes puisqu’elles ont été déterminantes dans la prise de la résolution 1975 du conseil de sécurité sur laquelle une armée étrangère et les forces impartiales de l’ONU se sont abusivement appuyées pour attaquer un Etat souverain, membre de l’organisation planétaire.

Il est notoirement établi que c’est également sur la base de ces faits que les adversaires politiques du Président Laurent GBAGBO tentent de manipuler la justice internationale pour l’écarter définitivement de la vie politique dans son pays, malgré les risques d’explosion sociale que leur entreprise comporte.

Dans un double souci d’établir la vérité sur ces évènements et sur tous ceux qui se sont déroulés dans son pays depuis septembre 2002 et de renforcer la crédibilité de l’ONU dont l’image s’est dégradée dans la conscience d’une bonne partie de la population ivoirienne, Le Président Laurent GBAGBO vous demande de constituer une commission d’enquête internationale à l’effet d’établir la réalité des faits et d’en rechercher les auteurs et leurs complices.

Cette enquête est nécessaire pour la manifestation de la vérité qui mettra un terme à la justice entre «petits copains» qui se déploie actuellement en Cote d’Ivoire. A cette fin, le Président Laurent GBAGBO vient de saisir plusieurs organisations non gouvernementales ainsi que plusieurs fondations qui travaillent pour la promotion de la Justice internationale pour solliciter leur participation à ladite commission.

En portant sur les fonts baptismaux l’Organisation des Nations Unies, les pères fondateurs, par une inspiration divine entendaient donner au monde un instrument de promotion de la justice ouvert à tous les peuples, sans exclusive. Chaque membre de la communauté humaine de la planète a le devoir de participer à l’accomplissement de ce grand dessein. Pour cette raison, vous ne pouvez refuser d’entendre le cri de tous ces Ivoiriennes et Ivoiriens, mais également de ces nombreux Africains et tous ceux d’ailleurs qui exigent de savoir la réalité de ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire depuis septembre 2002.

Dans l’espoir que vous mesurerez suffisamment la portée de cette requête, je vous prie d’agréer monsieur le Secrétaire Général l’expression de ma haute considération.

Koné Katinan