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Un article intitulé « Abel Naki, le grand malaise », et signé de Christophe Nèguê, fait du président du Cri-panafricain, un homme qui préfère le spectacle aux choses sérieuses, qui émet des idées graves sans concertation, voire un traitre, et un homme à abattre.

Il est en outre accusé de faire cavalier seul, de vouloir entrainer, sans leur aval, la galaxie patriotique dans une rébellion armée contre le régime d’Alassane Dramane Ouattara, par la création d’un Conseil national de la Libération (CNL).

De quoi s’agit-il ?

Le week-end dernier à Turin, au meeting des patriotes européens en soutien au peuple WÊ, Abel Naki, président du Cri-panafricain, a proposé la création d’un Conseil national de la libération (CNL), afin que la lutte prenne une nouvelle dimension. Le CNL, qui n’est pas selon lui la lutte armée, devra comprendre tous les mouvements patriotiques et partis politiques qui luttent pour la réinstauration de la démocratie et de l’Etat de droit en Côte d’Ivoire. A Turin, il faut le rappeler, il ne s’agissait pas d’une marche ou d’un meeting des WÊ. Il s’agissait plus tôt d’un meeting des patriotes européens en soutien au peuple WÊ.

On ne peut donc pas reprocher à Abel Naki d’avoir detourné à son profit une manifestation des WÊ, ou d’avoir mis leurs vies en jeu avec la création avec le CNL, qui serait une rébellion armée. Car le CNL, qui n’est pas encore crée, il est pour l'instant juste proposé, n’est pas la lutte armée, selon Abel Naki.

 

Pour les autres leaders, c’en est trop ! C’est le dérapage de trop d’Abel Naki, qui ne les a pas associés avant de faire sa proposition, voire de prendre une décision aussi grave.

 

Tous les leaders patriotiques, Brigitte Kuyo du FPI, Zap Krasso du Cojep, Appolos Danté et Me Seri Zokou du Cpad, Boga Sacko des droits de l’homme, Pascal Logbo du NPR, etc… ont marqué leur surprise et leur désapprobation devant ce qu’ils qualifient de décision solitaire.

Contacté par IvoireBusiness, Abel Naki a déclaré sa surprise devant cette levée de boucliers de ses amis de la galaxie patriotique.

Pour lui, il s’agit juste d’une proposition, et non de la création du CNL. Une grande réunion sera d’ailleurs convoquée avec tous les leaders pour en débattre.

"Au meeting de Turin, chacun était libre de dire ce qu’il veut, comme c’est le cas à tous les meetings de la galaxie patriotique", dira Abel Naki.

Voilà en principe qui devrait clore le débat sur le CNL.

 

C’est le lieu de rappeler qu’un leader n’a pas toujours besoin d’avertir ses amis avant de lancer une idée nouvelle. Un leader, c’est celui qui innove, qui explore, qui prend des initiatives, qui teste des idées. C’est juste ce qu’a fait Abel Naki. C’est vrai qu’il n’a pas averti ses amis avant de parler du CNL. Il aurait pu le faire par courtoisie. Mais ce n’est pas une obligation. Car trop de concertation en politique tue la concertation, c’est la voie ouverte à l’immobilisme.

Et la meilleure façon de voir une idée débattue et examiner avec tout le sérieux qui soit, c’est de la mettre sur la table. Et vue l’émotion créée par l’idée d’Abel Naki dans la galaxie patriotique, le but visé est atteint. Le CNL est devenu le débat prédominant, le débat du moment, et les patriotes l’adopteront ou non, à la suite de joutes verbales qui s’annoncent âpres.

 

C’est le lieu de lancer un appel à certains leaders qui gardent une position attentiste en ne prenant aucun risque et en n’émettant aucune idée nouvelle. Cette posture est préjudiciable pour la lutte. Il ne faut par conséquent pas reprocher aux autres de prendre des initiatives.

nous y reviendrons.

 

Catherine Balineau