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PROCÈS DES PATRIOTES À PARIS : LE SYNDROME DREYFUYS HANTE LE PALAIS DE LA JUSTICE

À travers les Souvenirs de la Cour D’assises, André Gide mettait en évidence la justice humaine comme étant « une chose douteuse et précaire ». Car, comme disait l’avocat général à son époque, « nous sommes libres de condamner qui nous voulons ; et condamnons le receleur en acquittant le voleur ». Avant lui, fustigeant la justice de son pays la France, dans un article de son dictionnaire philosophique intitulé « Torture », en des mots acerbes, Voltaire concluait « malheur à une Nation qui étant depuis longtemps civilisée, est encore conduite par d’anciens usages atroces ! ».

 

Tel est l’idée qui ressort du procès fait à deux braves dames patriotes, à qui l’on reprochait d’avoir manifesté contre la présence d’un sanguinaire, Guillaume Soro, ce bourreau du peuple de Côte d’ivoire, devenu Premier Ministre, puis, aujourd’hui, Président de l’Assemblée Nationale par la force des armes de la françafrique, et la bénédiction de ses parrains des réseaux mafieux occidentaux . Manifestant contre la présence, de ce sanguinaire criminel multirécidiviste, qu’est Guillaume Soro, à qui la France déroule le tapis rouge, la vingtaine de patriotes est encerclée par une horde de gendarmes et policiers, qui procèdent immédiatement à l’arrestation de tous les manifestants. Madame Diomandé Aissata, une sexagénaire est rudoyée par les forces sensés maintenir l’ordre. Parmi ceux-ci, un agent du nom Payet Mathieu, commis à cette besogne, prend pour cible madame Diomandé Aissata, s’adonnant à des actes de nature perverse, la placardant avec la complicité de ses collègues. L’accusation portée contre elle, souligne des violences corporelles n’ayant pas entrainé d’incapacité de travail, pendant que le certificat médical fourni par madame Diomandé, fait cas de multiples contusions ayant entrainé trois jours d’arrêt de travail.

Pendant sa plaidoirie, le procureur s’est lancé dans une longue logorrhée d’accusation, vite anéantie par l’avocat de madame Diomandé Aissata, qui a mis en avant la partialité et l’ambigüité des images de la camera de surveillance évoquées dans les propos du procureur. Chose qui semble surprenante, quand l’on sait que le policier fut aux prises avec cette innocente dame. La seconde prévenue du nom de Minibo Aurélie, s’était rendue en cette journée du 6 juillet 2012, à l’ambassade, afin de rencontrer sa mère, quand elle fut prise pour cible par un policier. Mal inspiré, ce dernier à la forme d’un Goliath, vêtu en gladiateur, a fait connaissance avec le sol, ignorant les qualités de cette belle athlète, rompue à la science et aux vertus des arts martiaux.

Pendant le procès, au cours duquel planait l’air de la présomption de culpabilité, à l’instar de la fameuse affaire Dreyfus, les patriotes qui ont effectué le déplacement, ont manifesté une véritable solidarité à l’issu du verdict. Les deux braves amazones , acquittées, ont paradoxalement écopé d’une condamnation de trois mois d’emprisonnement avec sursis et 200 euros d’amende pour madame Diomandé, et de 250 euros d’amende pour mademoiselle Aurélie Minibo ; somme que les patriotes présents dans la salle ont spontanément obtenue , grâce à une véritable chaine de solidarité s’agissant de madame Diomandé Aissata. Cependant les honoraires d’avocat d’une valeur de 1200 euros, restent à payer, somme qui nécessite une participation solidaire de 20 euros par résistant.

Notons que les patriotes n’ont pu assister au procès de mademoiselle Aurélie Minibo, et surtout se trouvait dans la salle l’agent des renseignements généraux Bruno Gastaldi, présent lors de la manifestation du 6 juillet, dont la sortie de l’ambassade de Côte d’ivoire lors de la conférence du sanguinaire Guillaume Soro, pour se rendre compte de la situation à l’extérieur , a coïncidé avec l’arrivée des hordes de policiers qui se sont déchainées sur les patriotes. Comme dit l’adage « le tueur revient toujours sur les lieux du crime ». Ce qui nous conduit à penser que, contrairement à ce que croyait l’ex-Président Sénégalais Léopold Sédar Senghor, le français n’est pas une langue d’honnêteté.

 

 

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ZAGO MADOU