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Le président Thabo M’beki  désigné par la SADC disait, il n’y a pas longtemps, qu’il n’y avait pas de crise au Zimbabwe.

Qu’entend-on par crise ?

On parle de deux sortes de crise : la crise conjoncturelle et la crise structurelle. Dans le premier cas, il s’agit d’un incident qui peut être résolu en moins de deux semaines. Dans le second cas, c’est pour désigner un évènement qui dure depuis plus ou moins trente ans.

Le cas du Zimbabwe est éloquent puisqu’il rentre dans ces deux cas précités, et nous permet de comprendre la manière dont les occidentaux se comportent vis-à-vis des Africains.

En effet,  une crise subsiste entre le Zimbabwe qui a pris son indépendance par les armes jusqu’en 1979 et l’Angleterre pays colonisateur, faisant partie du bloc dit occidental. Suite à cette Indépendance, les deux parties ont signé un accord appelé «les  Accord de Lancaster house ou le Zimbabwe act» en Décembre 1979 qui fixe les modalités de rétribution des terres aux autochtones. L’Angleterre avait alors pris l’engagement de financer les fermiers blancs dans le cadre de cette réforme agraire ; mais dix ans, les Anglais n’ont toujours pas respecté le contrat, ce qui a pour conséquence l’exaspération de la population.

Le gouvernement du Zimbabwe a donc été contraint de lancer l’expropriation des terres des fermiers blancs.

Des événements tels que les élections présidentielles paraissaient comme du pain béni pour les Anglais en lançant une vaste campagne médiatique à l’encontre du président Mugabe afin d’occulter les problèmes de fond.

L’un des faits marquant de cette campagne de diabolisation a été l’attitude de Gordon Brown qui, pour  se rendre au sommet Eurafrique à Lisbonne, a pris comme prétexte que Mugabe ne devait en aucun cas y être invité.

Suite à cet acte inqualifiable posé, le lynchage de Mugabe prend de l’ampleur. Il s’agit maintenant pour les occidentaux  de faire passer le héros continental  comme un criminel.

Pour parvenir à leurs fins, les occidentaux ne lésinent pas sur les moyens à savoir les médias et les ONG, pour influencer l’opinion publique internationale sur le Zimbabwe mais aussi au niveau local.

Prenant acte de cette agression envers son pays, le président du Zimbabwe décide de prendre des mesures qui s’imposent :

-          Les occidentaux ne sont pas invités à superviser les élections dans son pays

-          Les journalistes, compte tenu des informations qu’ils véhiculent, ne sont pas non plus  les bienvenus

 

Au premier tour des élections présidentielles, l’opposition est arrivée en tête, acquérant aussi la majorité des voix à la Chambre des députés ; ce qui parait surprenant, non seulement  au vu du statut libérateur  de l’homme et de la résistance qu’incarne Mugabe pour toute l’Afrique, mais aussi de son immense popularité au Zimbabwe. Des informations lui sont donc parvenues indiquant que les ONG avaient  financé l’opposition et des membres du conseil électoral, tels des partis politiques.

-          Les ONG doivent maintenant refaire leur demande d’accréditation en promettant de ne plus se mêler des affaires politiques du pays.

Suite à ces mesures, Tsvangirai voyant toutes ses chances s’envoler et les sondages nettement en sa défaveur, décide de se retirer du deuxième tour, prétextant être victimes lui et ses collaborateurs de violences, poussant la démonstration à prendre pour asile l’ambassade de la Hollande à Harare.

Et, le 28 juin 2008, Mugabe prête serment pour la sixième fois de conduire les affaires de son pays.

L’homme fort de Harare doit maintenant faire valider sa fonction devant ses pairs à l’UA où se déroule une conférence sur la gestion de l’eau et l’environnement.  Mugabe est reçu en héros : l’UA a conclu que seuls les Zimbabwéens peuvent résoudre leurs problèmes, et les invite à créer un gouvernement d’union nationale. Ce qui a mis en rogne les occidentaux qui s’attendaient à une répudiation de Mugabe, peine perdue !