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Bwemba_couv_ livre.jpgLe professeur Bwemba Bong nous présente <> traitant le « mega » crime exercé contre le peuple noir à travers « l’ESCLAVAGE »
KAMAYITI – Bonjour, M. BWEMBA, votre livre QUAND L’AFRIQUE ETAIT L’OR NOIR DE L’EUROPE parle du « mega » crime exercé contre le peuple noir à travers « l’ESCLAVAGE » pouvez-vous nous en dire plus, votre point de vue sur sur ce sujet, la traite négrière ?

BWEMBA – De mon point de vue, la période de razzia négrière est une période très forte dans l’Histoire du peuple noir, parce qu’elle a autorisé quatre siècles de coupure dans la conscience collective et la conscience historique de notre peuple. Je pense donc que c’est un verrou nécessaire qu’il faut faire sauter, parce que cette période a laissé des traces psychiatriques au sein de notre peuple.

Même si nous ne nous en apercevons pas, nous sommes des gens qui sont plus ou moins déstructurés… Quel est le peuple qui aurait subi une telle épreuve sans en avoir des séquelles pendant quatre siècles – 400 ans ! – pendant que les autres peuples se construisaient, nous, on nous déconstruisait systématiquement par des canons, par le versement de notre sang : toutes les forces vives de l’Afrique partaient contraintes et forcées, de telle manière que notre peuple est l’un des peuples les plus éparpillés de par le monde.

En fait, nous avons subi pratiquement le même sort que Osiris, le dieu Osiris, et maintenant, nous devons nous reconstruire, exactement comme le veut la Renaissance Egyptienne : nous devons nous reconstruire ! C’est pour cela que notre époque est une époque très importante, c’est ce dont notre peuple doit prendre conscience ! De plus, de victimes, on fait passer les Noirs pour des gens qui ont fait leur propre malheur ! Tant que nous n’aurons pas maîtrisé cette période, tant que nous n’aurons pas éclairci, apporté la lumière sur cette période-là, nous aurons beaucoup de problèmes psychologiques et même des problèmes de « développements » parce que je ne crois pas que l’Afrique et le peuple noir trouveront leur équilibre normal tant que nous n’aurons pas résolu le problème de razzia négrière.

KAMAYITI – Pourquoi préférez-vous employer le terme de razzia plutôt que traite négrière, plus souvent entendu ?

BWEMBA – J’utilise le terme « razzia » volontairement… parce que je pense que le terme même de « traite » peut donner à penser qu’il y a eu un commerce de quelque nature que ce soit. Là, les Occidentaux ont utilisé deux méthodes, qui n’en fait qu’une seule en fait. Dans un premier temps, ils avaient en usage des pratiques issues du Moyen Age et dans un deuxième temps, ils utilisaient les techniques de la Rome Antique : les enlèvements, qu’ils pratiquaient aussi entre eux-mêmes ! C’est pourquoi je dis que les razzia des occidentaux étaient un problème de violence : ils n’en ont discuté avec personne, ils ont exercé des violences selon leur propre culture sur les peuples d’Afrique, donc moi, je parle de razzia, plutôt que de traite.

KAMAYITI – Comment peut-on interpréter la razzia africaine de l’époque par rapport aux événements actuels. Prenons l’exemple d’Ayiti (Haïti), qui a dit non à l’esclavage, premier pays noir indépendant, qui est aujourd’hui assiégé, occupé par des délégations internationales ; quand je discute avec des représentants des communautés africaines, ils ne comprennent pas pourquoi on est arrivé à plus de 15000 morts, alors que l’on a déjà dit non à l’esclavage. Peut-on faire cette association ou non ?

BWEMBA – Il faut déjà constater que aussitôt que Ayiti (Haïti) a arraché son indépendance en battant l’armée française, il y a eu une coalition des nations blanches, européennes, même américaines, pour lui nuire, de telle manière que les gens se livraient à la piraterie tout simplement. Ayiti (Haïti), qui était l’une des îles les plus prospères de la région, n’a plus jamais relevé la tête, agressée par la coalition des peuples européens et américains, mécontents d’avoir été battus par des nègres durant une guerre.

Il n’est pas étonnant qu’aujourd’hui cela continue, car les Européens n’aient jamais accepté la défaite de la France, de même que les Américains ! Ce n’est donc pas étonnant, au vu de l’actuelle Ayiti (Haïti) devenue très faible, qu’en Afrique, elle-même aussi faible, ils parviennent encore à faire n’importe quoi !

Il faut savoir que ce sont eux qui manipulent exactement comme en Afrique ! Cela veut dire aussi que tant que nous ne constituerons pas une nation forte, capable de riposter dans tous les domaines, nous auront à faire face à ce genre de situation, à savoir qu’à chaque fois que l’Afrique voudra se relever, on viendra la déstabiliser !

KAMAYITI – Comment faire justement pour assurer la relève de l’Afrique ?

BWEMBA – C’est aussi simple que cela ! Je pense que les vrais penseurs de l’Afrique sont des gens qui voient un ensemble cohérent et large ! Il va de soi que ce que nous appelons aujourd’hui des Etats africains ne peuvent pas répondre aux besoins de nos populations ! D’abord, toute l’Afrique réunie ne pèse pas lourd devant une nation européenne ; l’Afrique est morcelée aujourd’hui et ce morcellement profite aux Occidentaux ! En effet, ces derniers ont intérêt à ce que cela demeure en l’état, car ainsi ils peuvent faire ce qu’ils veulent sur les terres d’Afrique : Avant ils prenaient les hommes dont ils avaient besoin, c’est d’ailleurs ce que signifie le titre de mon livre : l’Africain est l’or noir de l’Europe », parce que c’était leur matière première.

A l’époque, il n’y avait pas encore de machine, il fallait que ces hommes-là viennent faire prospérer leur pays ! Aujourd’hui, ils ont besoin de nos matières premières et ils vont continuer à les prendre ! Le bon sens et la réalité internationale nous montrent que l’Europe doit continuer son pillage, pour pouvoir tenir tête aux Etats-Unis. Bon en plus ce sont les gens de la même couleur puis lorsqu’ils ont affaire à nous… il est insensé, même criminel, suicidaire pour les Africains de ne pas comprendre qu’il faut absolument qu’ils réalisent leur unité territoriale et l’unité de leurs peuples. La seule voie pour nous aujourd’hui est de réaliser l’unité du peuple noir tout entier !

KAMAYITI – Je vous remercie de vos réponses pleines de lumières, mais dites-nous quelques mots sur votre ouvrage !

BWEMBA – Oui… Le tome premier parle de la constatation de tout le mouvement de razzia jusqu’à la résistance de notre peuple : notre peuple n’a jamais accepté les razzia. Le deuxième tome va traiter de la période dite de l’abolition jusqu’aux conséquences, des hautes affres que cette période a laissées dans la conscience du peuple noir. Nous terminerons enfin par l’affaiblissement du peuple africain et par tous les problèmes que nous connaissons aujourd’hui, qui sont malheureusement, issus de cette période-là.