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Le peuple Ayitien réclame le retour de son Président aimé Jean Bertrand Aristide. Selon nos sources une marée humaine a déferlé sur Port-au-Prince, la capitale du pays, pour souhaiter un joyeux anniversaire à Titid . Les 800 000 personnes ont profité de cette occasion pour faire entendre leur revendication, notamment concernant les prisonniers politiques, le retour inconditionnel de leur président kidnappé le 29 février 2004, le retrait des forces d'occupation Onusienne sur le territoire national d'Ayiti.


Pétition du Peuple pour le Retour physique du Président Aristide
Défiant les menées intimidatrices des Forces de l’ordre, très tôt ce matin, une grande foule de personnes commença à se rassembler devant la résidence du Président Aristide à Tabarre. Les gens arrivaient de Pétion Ville et de ses environs, de tous les coins de Tabarre, de La Croix des Bouquets, de La Croix des Missions, de Butte Boyer, de la région de l’Aéroport …etc.

Au même moment, la même situation se produisait devant le Théâtre National, devant l’église Notre Dame du Perpétuel Secours au Bel-Air, et au Carrefour de l’Aviation. Le 5e lieu de rassemblement initial, Cité Soleil, divisé en 3 grands zones attendait l’arrivée de la foule compacte qui venait, selon les consignes, de Tabarre.

Plusieurs bandes animaient le “Manman Pinmba”, c’est à dire, une plus grande foule encore, constituée de gens habitant Cité Soleil, renforcée par plusieurs milliers de gens qui sont arrivés de Tabarre. Lorsque Lavalas quittait la cité, pour regagner la rue, en direction du Bel-Air, c’était comme une interminable chenille qui se détirait tout le long de la Nationale #1, depuis le Réservoir d’eau Principal de Cité Soleil, construite par le Président Jean Bertrand Aristide, à la grande stupéfaction des soldats de la MINUSTHA, qui se positionnaient pour photographier, en même temps qu’ils étaient, eux aussi, photographiés, par des éléments de la foule soit avec des caméras photo, soit avec des caméras vidéo. On avait l’impression qu’il ne restait plus personne à Cité Soleil et que toute la Cité était dans la rue pour dire “Bonne Fete” au Président Titid, leur Leader, disaient-ils.

Trois jours avant la manif et sans répit, les soldats de la MINUSTHA ont créé un climat de tension dans les quartiers de Cité Soleil, de Pelé, de Simon…etc en tirant avec des fusils d’assaut partout et blessant plusieurs personnes. Il y eut un mort à Cité Soleil et plusieurs blessés graves parmis les soldats de la MINUSTHA, contingent brésilien basé à Cité Soleil, qui ont remplacé les Jordaniens. Les Brésiliens blessés ont été transportés d’urgence en République Dominicaine pour être soigné.

Selon le nouveau Ministre de l’Intérieur, le Professeur Paul Antoine Bien-Aimé, des rumeurs faisaient croire que des individus s’apprêtaient à commettre des actes de violence au centre ville de Port-au-Prince, pendant la fin de semaine. En conséquence le Ministre informe qu’il a passé des instructions aux forces de l’ordre pour une intervention rapide en vue de maîtriser et d’arrêter tous les fauteurs de trouble. A la question d’un journaliste, au sujet de la manif des organisations de base de Fanmi Lavalas, il ajouta avec précaution : ”Cependant, il ne faut pas confondre les groupes qui ont des revendications justes, avec des fauteurs de troubles qui ne jurent que par la violence.”

Nous avons également appris que de l’argent a été distribué pour porter les bandes à pied de la capitale à se rendre à Saut d’Eau au lieu de rester à Port-au-Prince pour la fin de semaine. Sur la route de carrefour, par exemple, plusieurs groupes de camarades qui se rendaient à pied au Centre-ville pour rejoindre le point de rassemblement devant le Théâtre National, ont été contraint par la police de rebrousser chemin, malgré qu’ils fussent en possession d’une copie de la lettre (avec avis de réception) notifiant aux autorités la tenue de la manifestation.
2500 soldats de la MINUSTHA et de policiers haitiens
En tout, selon les autorités plus de 2500 soldats de la MINUSTHA et de policiers haitiens ont été mobilisés pour la circonstance. Nous pensons que c’était beaucoup plus pour intimider les manifestants que pour les protéger.

A plusieurs reprises tout au long du parcours, des chars blindés et des camions de transport de troupes de la MINUSTHA, avec des soldats visiblement en position de tir, firent irruption dans la foule. Il y eut un mouvement de panique qui affecta un peu une partie de la foule dans le quartier du Bel-Air. Des individus isolés ont tiré blessant un manifestant et les soldats de la MINUSTHA ont envoyé des grenades lacrymogènes.

Cela n’a pas ébranlé la foule qui fit fi des injonctions de la Police, passa devant Perpétuel et continua sa route, imperturbable, en direction du Palais National. Avant l’angle des rues Montalais et Pavée, où se trouvait un barrage, constitué de 2 autobus de la Police et des policiers de la Compagnie d’Intervention et de Maintien de l’Ordre (CIMO), la foule bifurqua vers la rue des Miracles pour éviter ce barrage. Elle s’est retrouvée face à un autre barrage de policiers (une quinzaine) montés à bord de 2 Toyota Land Cruiser, à la rue Geffrard, angle de la rue Pavée, qu’elle n’eut aucun mal à forcer. Un dernier et pas des moindres, a été le barrage qui se trouvait devant l’ancien Grand Quartier Général qui bloquait tout accès pour arriver devant le Palais National. Au moins 1500 soldats de la Force d’occupation de l’ONU et policiers haitiens étaient déployés dans l’aire du Palais National. Encore une fois, avec sagesse, avec intelligence, la foule, sans violence et sans le moindre incident réussit à tromper la vigilance des forces de l’ordre, à passer et à arriver jusque devant les grilles du Palais National. Là, un message de circonstance a été délivré.

“Mision accomplie”, disaient certains.
“Victoire”, criaient d’autres.
“ Men Lavalas-la, Men Lavalas-la. Sa-a se twokèt-la, Chay la dèyè,” répétaient d’autres, en chantant et à gorge déployée.

BONNE FETE Titid,
BON RETOUR Titid
Cette première manche pour la relance de la mobilisation stoppée depuis le mois de Mai 2005 a été une véritable réussite avec plus de 700.000 à 800.000 personnes dans les rues.

Les revendications étaient les suivantes:

1- Retour immédiat du Président Aristide,
2- Libération immédiate et sans condition des prisonniers politiques,
3- Cessation de la répression (reprise par les blancs et des groupes paramilitaires liés au régime de facto), dans les quartiers populaires,
4- Levée des mandats d’arrestation illégaux et revanchards émis par le gouvernement de persécution nationale Boniface/Latortue, à l’encontre de militants politiques de Fanmi Lavalas,
5- Réintégration au niveau de la fonction publique, des employés illégalement révoqués,
6- Arrestation et jugement de ceux qui sont impliqués dans différents massacres contre la population, assassinats de policiers, mise à sac et incendie de bâtiments publics et de commissariats de Police, avant et après le 29 Février 2004.

Pour ce Grand Jour les manifestants voulaient également souhaiter BONNE FETE au Président Titid. Beaucoup de pancartes et de banderoles avec des slogans: BONNE FETE Titid, BON RETOUR Titid étaient visibles sur tout le long du parcours.

La Presse Nationale et la Presse Internationale ont donné une très large couverture à cette activité. Plusieurs Station de Radio de la Capitale ont retransmis en direct toutes les phases de la Manifestation. Les journalistes haitiens se trouvant à Miami, à New York, à Montréal…etc. n’ont pas cessé d’appeler au téléphone certains camarades, pour avoir des reportages.



Une réunion d’évaluation de cette grande activité est prévue pour ce Lundi 17 Juillet 2006, et une Conférence de Presse Bilan sera donnée le Mardi 18 Juillet 2006, au local de la Fondation Aristide pour la Démocratie à Tabarre.


Lovinsky Pierre-Antoine