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Le nouveau chef de la MINUSTAH, Edmond Mulet ne va pas par quatre chemins. A peine a-t-il mis les pieds sur le sol, en principe souverain, d’Haïti, il a fait des déclarations pour le moins très claires sur sa Mission.

Est-ce une façon de répondre au souhait impossible exprimé par le président Préval dans son discours d’investiture : remplacer les chars de la MINUSTAH par des tracteurs?

Le nouveau représentant de l’ONU a d’emblée déclaré :

1. Qu’il va demander des pouvoirs plus étendus que ceux qui étaient accordés à son prédécesseur, Juan Valdès.

2. Qu’il est nécessaire que des juges et magistrats francophones, canadiens, africains ... soient associés à leurs collègues haïtiens et soient présents dans les tribunaux, dans le cadre de l’administration de la justice. Je vais "négocier avec les nouvelles autorités pour cette intégration » a déclaré M. Mulet.

Une mise sous tutelle de la justice haïtienne?

Fonctionnaire international, M. Mulet ne peut faire des déclarations, sans le feu vert de ses employeurs onusiens ou gouvernementaux. A titre de ballons d’essai sans doute, il n’a fait que lancer quelques segments du programme de sa nouvelle mission.

Ces déclarations sont accueillies par une cacophonie de protestations de la faune judiciaire, et autres responsables politiques et leaders de pseudos associations de défense des droits de l’homme de la République. Comme des vierges effarouchées, ils crient à l’horreur et jugent impertinent que le Responsable de l’Onu puisse évoquer l’éventualité que la justice soit rendue en Haïti par des étrangers.

Comme s’il y avait quelque chose de nouveau sous le soleil chaud d’Haïti. On comprend mal la stupéfaction de ces mêmes personnes qui ont déjà et depuis longtemps livré la pauvre Haïti aux forces étrangères.

Ceux-là qui crient le plus fort sont les mêmes qui ont participé, favorisé et accéléré la dépravation de la justice haïtienne pour satisfaire leurs propres appétits de pouvoir ou d’argent. Ceux-là mêmes qui hier encore tendent la sébile à ceux qui rêvent aujourd’hui d’envoyer leurs juges siéger dans les tribunaux haïtiens, pour recevoir les fonds pour leurs manœuvres de déstabilisation. Ils ont utilisé lajan de Shango et semblent s’étonner que shango tente de récupérer d’une façon ou d’une autre les fonds versés, intérêts compris.

C’est ainsi que l’on entend des avocats, des responsables politiques et autres grands utilisateurs de toutes les anomalies du système pourri qu’est la justice haïtienne s’estomaquer du fait que l’étranger s’arroge le droit de vouloir remplacer leurs complices de l’appareil judiciaire.

Quelle hypocrisie d’entendre ces responsables évoquer les sentiments nationalistes, la souveraineté de l’Etat, l’honneur de l’haïtien, les ancêtres etc…. alors que ce qu’ils craignent le plus c’est, qu’avec l’arrivé des blancs dans nos tribunaux, c'est de voir leurs entrées financières diminuer comme peau de chagrin.

De ce concert de protestations, je ne retiens que celles des nouveaux parlementaires du Bloc de l’Espoir qui paraissent décider à ne pas laisser se réaliser ce projet de l’étranger de devenir nos justiciers.

Je retiens également le silence, jusqu’à date, de l'Exécutif sur cette question.

Mais pourquoi ce silence?

Nous ne tarderons pas à connaître les réponses