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 Les soldats de l'ONU continuent de massacrer notre peuple en Ayiti.

La population les accuse de voleurs de cabris. "Bèèèè" serait le nouveau nom porté par ces assassins.

A cinq jours près du second tour des législatives le 21 avril, les mesures de sécurité promises par la Minustah et la Police nationale pour l’occasion sont loin de se matérialiser. Toutes les nuits sont ponctuées par une sérénade de coups de feu.
 
Et il semble que ceux qui sont supposés faire régner l’ordre sont les premiers à y contrevenir. C’est ainsi que le samedi 8 avril, les habitants du Bélair, dans la capitale, étaient sur le qui-vive quand un contingent brésilien de la Minustah a tiré plusieurs rafales à la rue Saint-Martin. Un vieillard a été blessé et a dû être transporté à l’hôpital. Ces Casques bleus, d’après les riverains, ont tiré parce qu’ils ont été offusqués en entendant une personne «bêler comme un cabri». Cela pourrait paraître étrange, mais c’est que depuis plusieurs mois les résidants se plaignaient que les soldats de la Minustah volaient des cabris un peu partout. Et depuis lors, paraît-il, ils bêlent à chaque fois qu’ils voient arriver les voleurs de cabris de la Minustah.
 
Le12 avril, près de l’ancien aéroport, au bas de Delmas, les corps nus et sans vie troués de balles de trois jeunes garçons ont été trouvés ligotés. Des détonations avaient été entendues dans le secteur durant la nuit. «J’ai entendu beaucoup de tirs pendant la nuit, mais je ne savais pas que des gens avaient été tués… c’est inacceptable qu’on puisse tirer sur des gens ligotés; surtout que rien ne prouve que ce sont des bandits», s’est indigné un citoyen. Toujours le 12 avril, le corps inerte d’un jeune baignait dans son sang au Champ-de-Mars.
 
Le lendemain, double meurtre à Delmas 62 sur la personne d’une dame et d’un homme âgé de 49 ans, Guilbaud Valcourt. La compagne de ce dernier, Carmélie Sainte-Elice, a expliqué que son époux qui se couche habituellement très tard, a été retrouvé agonisant vers quatre heures du matin baignant dans son sang et qu’il a expiré une fois arrivé à l’hôpital. Son fils aîné, Jean Richard Guilbaud, a pour sa part déclaré ignorer les circonstances dans lesquelles son père a été assassiné. Les deux crimes ont été commis à proximité d’un commissariat de police et n’auraient apparemment aucun lien, sauf que les assassins auraient eu tout le loisir d’exécuter leurs victimes, quand on apprend qu’ils ont eu le temps d’exercer leur sadisme en tirant une balle dans le vagin de la dame.
 
Pourtant, le chef de la Police nationale (PNH), Mario Andresol, se plaît de préférence à dénoncer à tort et à travers des gangs qu’il promet une fois de plus de combattre avec de nouvelles stratégies. «Haïti est un pays de gangs, on les retrouve partout dans l’administration publique: les douanes, l’immigration, la direction générale des impôts (DGI), le service de la circulation routière et toutes les instances publiques. Sitôt terminé l’assainissement au sein de la police --nous venons d’arrêter trois policiers--, nous allons nous mettre sur la piste des autres gangs» s’évertuait-il à répéter à la presse le 12 avril. Qui trop embrasse mal étreint, pourrait-on lui faire observer. Et tant qu’à faire le ménage, pourquoi ne commencerait-il pas par la tête, par Gérard Latortue dont l’installation de facto au pouvoir depuis deux ans n’a fait qu’amplifier tous les problèmes dans tous les domaines, spécialement l’insécurité. En attendant, à la veille du second tour, après tant de discours, on ne voit point de résultats sur le terrain.
 
Source : Haiti Progrès
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