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L'occupation d'Haîti

L’OCCUPATION MILITAIRE D´HAITI,
UN TROUBLE SOCIO-HISTORIQUE DEVASTATEUR.


par JOEL LEON, PHILADELPHIA (source : Hayti.net)

L’occupation est toujours un package de complications. Elle entraîne avec elle de néfastes conséquences qui méritent d’être étales devant le peuple haïtien. Parmi eux, désorientation culturelle, dépendance endémique, assujettissement historique et banalisation internationale…

L´Objectif est d´inspirer la Peur.
L´Objectif est d´inspirer la Peur.
La tendance générale veut que l’occupation soit militaire. Pourtant, l’occupation est beaucoup plus culturelle que tout autre. L’histoire a fourni pas mal d’exemples, notamment celui de la PAX ROMANA. Malgré les siècles qui séparent la pax americana de l’empire romain, l’empire américain porte les traces indélébiles de cette période historique, particulièrement au niveau de la citoyenneté. Le citoyen issu d’un quelconque empire est synonyme de respect, d’intégrité et surtout inspire la peur a tout autre citoyen. L’américain d’aujourd’hui ressemble étrangement au citoyen de Rome du temps de leur domination. Combien d’invasions et de bombardements qui ont lieu sous la rubrique mensongère de protéger la vie de citoyens américains qui seraient en danger (Panama en 1989 : invasion américaine pour déposer le général Manuel Noriega – Grenade en 1983) Les marines américains sont plus proches des gladiateurs romains que tout autre. Bref, domination romaine ou américaine conduit au même résultat, une culture qui fait l’apologie de la soumission ayant pour expression la désorientation culturelle.
Désorientation culturelle.

Alexandre Soljenitsyne a fait une révélation importante lorsqu’il a déclare, et je cite : « Pour détruire un peuple, on doit, en premier, couper complètement sa racine ». c’est ce que fait l’occupant en Haïti. Par des techniques bien appris, l’occupant liquide toutes nos traditions sous une série de prétextes fallacieux liés à la modernité. La façon de cultiver la terre est trop archaïque, la pratiquer de la foi basée sur la religion nationale est diabolique, la solidarité paysanne est perçue comme l’expression fidèle de la misère, la musique est l’incarnation du diable…En lieu et place de nos traditions l’occupant introduit toute sorte de créations insalubres sous forts coups de publicités et d’effets spéciaux. Ce qui en résulte, est la naissance d’une génération désorientée, confuse entre les traditions nationales et les pratiques importées.
La modernisation est un processus auquel aucun peuple ne peut échapper. Cependant, elle doit être fait en fonction d’un schéma logique qui ne doit pas être en contradiction avec l’intérêt national et la racine du peuple. En ce sens toute plaidoirie qui ne tient pas compte de cette réalité fondamentale, n’est rien d’autre qu’un complot de vassalisation. Toute génération née dans la confusion représente un danger pour l’avenir d’un pays. Voila la raison pour laquelle, que je condamne avec force tout haïtien qui a joue un rôle dans les deux occupations dont sont victimes le pays en moins d’une décennie. Il est responsable de la création de cette entité sociologique désorientée.

Le patriotisme n’est pas cher, mais il est sacré.
Le patriotisme n’est pas cher, mais il est sacré.
Le patriotisme n’est pas cher, mais il est sacré. Un patriote américain a déclare pendant la guerre de l’indépendance : « Je regrette que je n’ai pas plus qu’une vie a sacrifier pour mon pays ». Ce sont les mots d’un américain traduisant son amour chauvin pour sa patrie, ainsi, a chaque fois qu’un citoyen haïtien fait appel a l’américain pour envahir son pays, l’oncle SAM rit et n’éprouve aucun respect pour lui. Par ce qu’il connaît l’importance d’une patrie.

Les marines américains ont laisse dans le pays des centaines d’enfants après leurs départs en 1934. Des charges de plus a la nation, personne n’a pense a investiguer l’affaire afin d’établir les faits pour mettre en accusation le gouvernement américain face a ses responsabilités. Dommages et intérêts pourraient être réclames comme compensation pour avoir souiller nos femmes. En guise d’une telle initiative, nos élites les ont invite dans le pays pour reproduire ces mêmes forfaits. A la seule différence, aujourd’hui ces enfants seront de petits jordaniens, brésiliens, chiliens…De nouveaux désorientes psychologiques et culturels pour conduire le pays dans l’abîme de la dépendance.

DEPENDANCE ENDEMIQUE.

L’occupation telle que vue par nos intellectuels est un passage oblige. Ils espèrent quelques choses positives pour la nation via un protectorat. Quelle ironie ? L’histoire n’a répertorie un seul cas ou l’occupant est applaudi. On fait allusion de très souvent a l’Inde, comme cas de réussite colonialiste, mais ils oublient que l’indépendance de l’inde en 1947 est acquise aux prix de hautes luttes sous le leadership de Gandhi. Si l’occupation était si glorieuse, l’occupant anglais devrait être toujours présent en Inde. Il n’y a pas de vertu dans l’occupation.
L’interdépendance semble inévitable dans le monde, dit globalise. Mais lorsque les échanges se font en sens unique, comme dans le cas des pays riches avec les pays pauvres, parler d’interdépendance est une insulte à l’intelligence. Lorsque les hommes d’état se saisissent de la communauté internationale pour trouver de l’assistance, n’est rien d’autre que des manœuvres dilatoires pour cacher leurs incompétences et insouciances a l’histoire nationale. Ils ont endette leurs pays et hypothéqué le futur de plusieurs générations dans le paiement des intérêts colossaux. Ces hommes d’état se sont honteusement transformes en gérants du fonds monétaire international, de la banque mondiale et d’autres institutions financières internationales. Ils introduisent des techniciens du grand capital financier international dans notre finance publique pour dicter les lois sordides du marche. Ces comportements infâmes nous propulsent dans la spirale chronique de la crise. La société haïtienne fait face depuis plusieurs décennies à des phénomènes socio-économiques qui s’expriment par des ébullitions politiques apparemment ingérables. Rien ne fonctionne dans le pays, les institutions sont purement formelles. Des cadres du département d’état, se comportant en génies, imposent des formules que les hommes d’état haïtiens accueillent avec joie. Certaines fois, Stanley Lucas, s’est métamorphose en grands connaisseurs a des professeurs d’université. Tout doit provenir de l’étranger, sinon c’est mauvais. Qu’en est t il de l’âme et de la pensée haïtienne ? Les élèves de Stanley Lucas enseignent a l’université d’état d’Haïti, ainsi des milliers de jeunes se sont prostitues pour des visas ou des séjours a l’hôpital du canapé vert. Voila la génération du futur, qui passe son temps à faire l’apologie ‘du blanc’, se voit confiner le rôle de faiseur d’histoire. On a déjà une idée de ce que sera cette histoire, truffée de hontes et de mensonges. L’occupant est la pour embellir leur bêtise, la dépendance est éternelle.
Heureusement, aucun système politique n’est éternel. Seuls les peuples le sont. Dans ce carrefour ou nos élites pactisent avec l’occupant, nous devons réfléchir a ces mots d’or d’Aime Césaire : « Des grandes réserves de foi, ces grands silos de force ou les peuples, dans les moments critiques, puisent le courage de s’assumer eux-mêmes et de forcer l’avenir ». Je ne sais pas pour vous, mais moi j’y crois. Le futur est a nous comme la victoire.

ASSUJETISSEMENT HISTORIQUE.

Premier janvier 2004, représente un affront a tous les progressistes du monde entier. La façon dont les occupants et leurs valets haïtiens se sont unis pour assombrir cette célébration est unique à travers l’histoire.
En 1876, les États-Unis ont célèbre son premier siècle d’histoire, en organisant dans la ville de Philadelphia une exposition qui a dure plusieurs mois. Dans laquelle elle a exhibe pour la première fois sa force et exprimer son intention impériale claire. Les européens qui ont assiste a l’exposition, se sont retournes abasourdis dans leurs pays respectifs a partir des choses vues et entendues, particulièrement les Anglais. Beaucoup d’historiens se mettent d’accord pour avouer que l’exposition constitue la détermination inébranlable des États-Unis de s’imposer à l’échelle mondiale.
En histoire, les dates ont une importance capitale. Tandis qu’a la veille de la célébration de nos deux cent d’histoire, j’ai entendu dire a la radio en Haïti, que maintenant nous devons nous préparer pour fêter nos trois cent ans d’indépendance en 2104. Quelle méchanceté ! L’aspect le plus grave, c’étaient les mots de l’un de nos vaillants intellectuels. Voila comment on procède pour falsifier l’histoire glorieuse d’Haïti avec l’aide de nos élites. J’ai un message pour tous ceux-la qui ont fait avorte la commémoration du bicentenaire, l’histoire vous enfuira dans le même panier que Jean-baptiste Conze. Ce n’est pas un hasard si les militaires français se trouvaient dans la ville du cap pendant l’année même du bicentenaire de l’indépendance. La ville du cap, la glorieuse, la ou ils ont été expulses sous une pluie de balles il y avait exactement deux cent ans. Par cet acte, le gouvernement français veut effacer cette défaite par la présence de leur armée sur le territoire. A la manière des américains qui ont invente des montages cinématographiques pour effacer leurs défaites au Vietnam à travers rambo. Le français a utilise ce même symbolisme. Heureusement, les défaites des armées sont immortalisées par des récits héroïques et des cicatrices incurables et non par les caprices de l’audio-visuel ni par des démonstrations martiales sans valeurs.

BANALISATION INTERNATIONALE.

Il faut remarquer qu’à chaque fois qu’on parle d’Haïti dans les journaux ou institutions internationales, on a toujours pris soin d’ajouter une signature a son nom, ‘le pays le plus pauvre de l’hémisphère ’. C’est une pratique mafieuse pour jeter dévolu sur ce qu’on a réalise fièrement le premier janvier 1804. C’est un tactique pour dire au monde que les haïtiens sont des maudis, des pestiférés, des porteurs de malheur. On n’a jamais traite aucun peuple de cette façon, malgré Haïti n’est pas le pays le plus pauvre dans le monde.
Le projet de mise sous protectorat total d’Haïti se faufile dans le même cadre de cette idée. Avec la présence des forces étrangères dans le pays, notre poids diplomatique se voit incorpore a des puissances tutrices, qui ouvertement poursuivent des intérêts contradictoires aux nôtres. La thèse a ce que « Le pays de Jean-Jacques Dessalines et d’Alexandre Pétion doit être du cote des persécutes et opprimes » est périmée. Haïti a rejoint non seulement les états parias mais aussi les états banals. Réalité qui perpétue avec une catégorie de dirigeants sans projets ni conviction, prenant un vilain plaisir à faire le tour du monde avec un bol honteux a la main. On ne peut s’attendre à aucune initiative nationale de la part de ces hommes d’état de courte vision et amoureux des solutions faciles. Si les progressistes ne se montrent pas cette fois, ce sera un autre siècle perdu. La république d’Haïti n’est actuellement que la manifestation de l’échec ultime face au monde international. Tout ceci peut être corrige, si et seulement si on exige le départ immédiat des forces étrangères dans le pays, conditions indispensables a tout nouveau départ.

Désorientation culturelle est la conséquence d’une politique de domestication de l’esprit par la dénonciation systématique de notre racine et son remplacement par des pratiques culturelles importées. Dépendance endémique résulte de la présence des occupants dans le pays qui conditionne le peuple à se déresponsabiliser de sa mission historique de faiseur d’histoire au profit des menteurs de la communauté internationale. Assujettissement historique est la longue lutte menée par les adversaires de toujours des le premier janvier1804 qui consiste a diaboliser nos ancêtres comme des meurtriers. Aujourd’hui ils veulent effacer l’épopée glorieuse de 1804 par réoccuper le territoire national. Enfin, Haïti est truffée de diminutif comme nom, notamment le pays « le plus pauvre de l’hémisphère ». Une façon d’engloutir le pays sur le plan international. La présence de la MINUSTAH relègue le pays au second plan, comme si le peuple haïtien avait donne un mandat a un quelconque colon. Le constat est clair, un groupe d’hommes a échoue. Le vide doit être comble par des progressistes et non par des occupants ni par une autre version de valet. N’oubliez pas qu’aujourd’hui est l’heure des brasiers.

JOEL LEON, PHILADELPHIA
 
Liste des interventions extérieures des Americains [modifier]