Offcanvas Section

You can publish whatever you want in the Offcanvas Section. It can be any module or particle.

By default, the available module positions are offcanvas-a and offcanvas-b but you can add as many module positions as you want from the Layout Manager.

You can also add the hidden-phone module class suffix to your modules so they do not appear in the Offcanvas Section when the site is loaded on a mobile device.

Entretien exclusif de Kemi SEBA, le Fara de la Tribu KA, interview accordée à Novopress

 

source : Novopress : http://fr.novopress.info/?p=5276#more-5276

La Tribu KA, groupe afrocentriste qualifié de « radical », d’« extrémiste », d’« antisémite », de « raciste », voire de « nazi » par certains, a récemment défrayé la chronique : sa « visite de courtoisie » à la Ligue de Défense Juive, rue des Rosiers dans le quartier juif de Paris, a fait grand bruit. Nous n’y reviendrons pas. Dans divers entretiens disponibles sur internet (1), son chef, Stellio Gilles Robert, alias Kemi SEBA, explique ce qu’est - ou du moins ce que se veut - son organisation et revient sur l’épisode de la rue des Rosiers. Novopress y renvoie ses lecteurs. Nous avons préféré poser à Kemi SEBA des questions qui ne l’avaient pas encore été, en nous appuyant principalement sur ses diverses déclarations dans les médias.
Ainsi que procède toujours Novopress, l’intégralité des propos de Kemi SEBA (enregistré au téléphone) a été reproduite, brut de décoffrage, sans coupe ni retouche d’aucune sorte. L’exhaustivité et la transparence y gagnent ce qu’y perd la fluidité du style. A chacun de juger le fond. Nous sommes conscients que certaines phrases vont choquer, voire qu’elles sont susceptibles de tomber sous le coup de la loi. Et nous en laissons l’entière responsabilité à leur auteur, lequel assume pleinement celle-ci, ainsi qu’il le dit au cours de l’entretien. Mais nous publions tout de même celui-ci : briser le thermomètre n’a jamais fait chuter la température du malade. Et ce qui suit ne surprendra en rien ceux qui, inlassablement depuis des années, répètent que la société multiraciale conduit tout droit à la guerre ethnique.


Novopress : Kemi SEBA, vous voulez redonner au peuple noir, que vous appelez le peuple Kémite,
« la place qui lui revient.» Quelle est cette place selon vous ?

Kemi SEBA :
C’est la place du chef de famille. Lorsque le père ou la mère prennent des directives, normalement la famille suit. Mais quand, à un moment donné, il y a déstructuration de cette famille, les enfants se comportent comme des parents et les parents sont opprimés par ces mêmes enfants. Nous sommes les parents de l’humanité en tant que kémites, que noirs comme vous nous appelez. Partant de ce principe là, qu’on le veuille ou non, nous avons donné la civilisation à l’humanité, nous avons donné des valeurs de dignité, de justice, de rectitude. Malheureusement, il y a quelque chose de très freudien : à un moment donné les enfants ont voulu tuer le père pour pouvoir exister. Ils ont colonisé ces parents qui leur avaient donné la vie, la civilisation. Voilà pourquoi il est temps de remettre les pendules à l’heure, de remettre les choses à leur place. Il ne s’agit pas de se lancer dans l’esclavagisme ou la colonisation vis-à-vis des Blancs. La haine à rebours n’a jamais rien donné. On va avec nos moyens rendre au peuple kémite sa place de chef de famille, tout simplement. C’est vous qui parlez de terre-mère, mère de tout. Le peuple qui est à l’origine, qui marchait et qui marche encore aujourd’hui sur cette terre a essaimé aux quatre coins du globe. Mais avant de retourner sur notre terre, on va reprendre ce qu’on nous a volé afin qu’on puisse recommencer à prospérer.


« LES OCCIDENTAUX MARCHAIENT À QUATRE PATTES DANS LES CAVERNES EN MANGEANT DES METS DE PORCS… »

Novopress : Vous écriviez sur le site du parti Kémite (dont vous étiez le porte parole jusqu’en 2004) : « à une époque où le Leucoderme [c’est-à-dire le Blanc] marchait encore à quatre pattes dans les cavernes, nous [les Kémites] étions déjà les rois et les propriétaires de ce globe. Par conséquent, nous rejetons l’intégration et proclamons notre droit à reprendre toutes nos possessions.» Vous pouvez développer ?

Kemi SEBA :
Je crois qu’il faut étudier un minimum la paléontologie, c’est-à-dire l’histoire des comportements humains (sic) pour voir à quoi renvoie cette situation. On va s’arrêter sur une date, certains parlent de 4.000 ou de 3.000 ans avant ce que vous appelez Jésus. Au moment ou Kemet (2) commençait à prospérer, en Europe les Leucodermes vivaient dans des cavernes, le feu était là pour les réchauffer. C’était des gens qui mangeaient des mets de porcs, qui mangeaient même parfois leur propre progéniture. C’est une réalité qui est attestée par différents paléontologues. Est-ce que ça a empêché l’Occident de prospérer par la suite ? Là n’est pas la question. Ces faits sont constatés par ceux-là mêmes qui se revendiquent d’une logique de suprématisme occidental. Hérodote qui est le père de l’Histoire disait lui-même qu’avant que l’empire grec ne puisse prospérer l’Occident était le Royaume des morts. Parce qu’Occident vient du verbe « occire » qui veut dire « tuer ». Parce qu’à un moment donné, ils [les Leucodermes] ont dû se tuer entre eux pour survivre et pour pouvoir résister à un climat qui leur était hostile. Voilà quelle était la situation à une époque où, quand nous avions notre civilisation, les Occidentaux marchaient à quatre pattes dans les cavernes en mangeant des mets de porcs pour pouvoir résister à cette réalité. Je recommande à tout le monde un livre qui s’appelle Isis Papers, de Frances Cress Welsing, qui parle de l’évolution des Occidentaux jusqu’aux comportements d’aujourd’hui et qui explique que face à cette adversité dans laquelle ils ont été installés, ils ont été obligés de créer des comportements tels que l’individualisme, par opposition à l’altruisme, l’avidité, la cruauté, parce qu’ils sont nés dans un environnement qui leur était hostile de par son essence même.


Novopress : Cette affirmation sur le « Blanc des cavernes » est très proche de ce qu’affirme la Nation of Islam, une organisation afro-américaine dont vous avez été membre de la branche française. Selon l’enseignement de son ancien leader, Elijah Muhammad, la race blanche - une race de démons - aurait été créée par manipulation génétique il y a environ 6.000 ans par un « scientifique » noir du nom de Yacoub, en révolte contre la société idyllique - et noire - qui régnait alors sur la terre. Vous confirmez ?

Kemi SEBA :
Je ne confirme en aucun point cela. Vous savez, ça a été un commencement pour moi. Quand vous passez par le cours primaire, vous avez certains éléments, mais à trente ans, si vous avez les mêmes éléments que vous aviez à six ans, c’est que vous êtes un attardé mental. J’ai évolué depuis, même si certains propos dans l’enseignement de Elijah Muhammad sont bien évidemment avérés. Cette histoire de Yacoub et tout ce qui s’ensuit n’a pour moi aucune raison d’être, ce n’est pas quelque chose que je puisse reprendre à mon compte. La seule chose que je puisse vous dire, contrairement à cette histoire de manipulation génétique pour créer la race blanche, c’est que, ancestralement chez nous, l’ancêtre des Leucodermes était Seth. Seth était celui qui symbolisait le chaos, la destruction, la colère. Il faisait partie de l’équation naturelle, c’est-à-dire de l’équation de la vie. Il y a le pôle Plus et le pôle Moins. Et les Occidentaux, les Leucodermes, lorsqu’ils sont venus à Kemet dans l’Egypte antique, se sont eux-mêmes revendiqués de cette divinité. Il est avéré, comme je vous l’ai dit dans la précédente réponse, que par leur comportement, les Occidentaux montrent clairement qu’ils ont développé ce sentiment de cruauté, de méchanceté et parfois, sur certains terrains, d’avidité par rapport à un environnement qui leur était hostile. Quand vous êtes dans le froid… que vous avez les loups qui sont là pour essayer de vous manger… que vous avez pour seul animal de compagnie le chien qui était là pour protéger ce que vous appelez l’Homme et que nous allons appeler l’Homme blanc, le Leucoderme face au reste de la nature… Aujourd’hui on dit que le chien est le meilleur ami de l’Homme ; Non ! Le chien n’est le meilleur ami de l’Homme ; Il est le meilleur ami de l’Homme blanc, par ce qu’au commencement l’Homme blanc a été pourchassé par le reste des animaux des steppes caucasiennes ! C’est une réalité et je renvoie tout le monde à ces études pour pouvoir le constater.

Novopress : Et ce n’était pas le cas du peuple kémite ?

Kemi SEBA :
Le peuple kémite n’avait pas comme animaux de compagnie des Médor ou quoi que ce soit. Les chiens n’ont jamais été proches dans notre culture. Dans les temples kémites, que ce soit à Karnac ou ailleurs, dans les pyramides, le chien n’a jamais été l’animal de compagnie ou le meilleur ami de l’homme comme c’est avéré dans les pubs de Médor, ici en Occident.

Novopress : Vous affirmez que Kemet, l’Egypte ancienne, est le berceau historique du peuple kémite et la source de toute civilisation…

Kemi SEBA :
Je n’affirme pas, je sais lire et je connais un minimum l’Histoire. Kemet était la terre des noirs. Hérodote, le père de l’Histoire – qui était blanc – a lui-même concédé que l’Egypte était une Nation « nègre ». Champollion, votre père de l’égyptologie, a constaté à son grand désarroi que l’Egypte était une Nation noire.

Novopress : Pourtant, en 1976 la momie de Ramsès II fut hébergée durant huit mois au Musée de l’Homme à Paris. Durant son séjour, une cinquantaine de spécialistes de toutes disciplines se sont penchés sur elle, ses tissus et son sarcophage. Selon le rapport final (3) : « Ramsès II était leucoderme et ses cheveux étaient roux. Son profil d’aigle au nez bourbonien et au menton court lui donnait un air autoritaire. » Et, de fait, lorsque l’on regarde une photo de la momie (4), elle ne semble pas avoir un profil très kémite. Qu’en dites-vous ?

Kemi SEBA :
Tout le monde sait aujourd’hui que lorsque des égyptologues viennent en Egypte faire des prélèvements ADN sur certaines momies, la logique d’utiliser des colorants ou des marqueurs de dépigmentation leur permet de raconter n’importe quoi. C’est comme si moi je vais dans votre musée- par rapport au peu de bons rois que vous avez en France, il faut dire les choses – je passe un coup de colorant noir pour que la mélanine puisse être plus bronzée, plus foncée et je dis que Louis XVI était sénégalais. Il faut être sérieux à un moment donné, Monsieur ! Vous avez si peu d’Histoire que vous êtes obligé de vous persuader que dans une Nation qui n’a rien à voir avec les Leucodermes, il puisse y avoir des rois leucodermes. Je pense qu’il faut être un minimum intelligent. Beaucoup d’Occidentaux craignent que si l’humanité se rend compte que l’Egypte était noire, leur civilisation sera perdue d’avance. Malheureusement, désormais, nous autres le savons, des millions de personnes le savent. Et c’est pour ça que ce genre de singeries (on ne va pas appeler ça autrement) sont propres à ces dits égyptologues qui ont peur que la vérité n’éclate. Mais malheureusement elle a déjà éclaté. Vous pourrez même dire demain que Ramsès II est chinois ou du Groenland. Les Kémites en souriront. C’est comme si je dis que Louis XIV est sénégalais. Si demain je mets un colorant qui fait que Louis XIV est foncé de peau, vous allez me dire quoi ? J’appelle à l’intelligence de chacun, et même si vous n’êtes pas intelligent sachez que vous pouvez raconter ce que vous voulez puisque de toute façon l’Occident repose sur un mensonge historique, qu’il soit religieux, qu’il soit culturel ou quoi, l’Occident s’est construit sur un rêve. Donc maintenant si vous voulez croire que Ramsès II, c’était Superman, qu’il était blond aux yeux bleus, qu’il volait, vous pouvez croire ce que vous voulez ! L’essentiel, c’est que nous autres nous sachions ce qu’il en est.

Novopress : Donc, selon vous, le Musée de l’Homme a falsifié son étude ?

Kemi SEBA :
Mais tout le monde le sait ! Evidemment qu’il l’a falsifié ! Ce qui est assez exceptionnel avec l’Homme Blanc, le Leucoderme, et là on va dire les choses telles qu’elles sont, c’est que lorsque nous, nous cherchons les vestiges de notre civilisation dans notre pays, on nous appelle des « pilleurs de tombes », quand l’Homme blanc vient avec son titre d’égyptologue (drôle de profession, d’ailleurs) et cherche ou prend nos propres vestiges pour les emmener chez lui, on appelle ça un archéologue. C’est quand même assez exceptionnel ! Pilleurs d’un côté, archéologues de l’autre ! Mais la vérité, c’est que l’Homme blanc cherche des preuves pour nier le fait que la Civilisation n’est pas issue de son propre sang. L’Homme blanc vivait dans des cavernes, voilà la réalité ! L’Homme blanc n’a pas d’Histoire réelle. Votre plus grand roi, c’est peut-être Vercingétorix. Et nous avons nos rois, ça il faut le dire, je le dis.

Novopress : En parlant de la France, vous avez déclaré : « On est en guerre contre ce pays… Nous quitterons la France le jour où elle nous donnera ce qu’elle doit aux descendants d’esclaves et de colonisés. » Cette affirmation appelle deux questions de ma part :Tout d’abord, à combien estimez-vous donc le montant des réparations que les Blancs – et en particulier les gaulois – devraient aux Kémites ?

Kemi SEBA :
Il y a des réclamations qui sont effectuées par rapport au poids du nombre de morts. N’oublions pas que lorsque les Juifs ont demandé des dédommagements par rapport aux six millions de morts durant la seconde guerre mondiale, vous avez vu l’Etat qui leur a été donné et le montant des réparations qu’ils ont eues. Nous, on part sur cent cinquante millions de morts, soit sur les champs de coton, soit en étant jetés des bateaux, et c’est un minimum, ce n’est même pas un plafond. Donc, si par rapport à la Shoah, vous avez pu leur donner un Etat et les richesses qui leur permettent aujourd’hui de gouverner, quoi qu’on en dise, le monde et même l’Occident, vous pouvez imaginer ce qu’il en sera pour nous. Mais, et reprenez bien cet exemple, quand un violeur est jugé, il ne demande pas combien il va devoir verser. Il se présente devant le juge, il reconnaît ses fautes. La victime, elle, plaide vis-à-vis du juge à quel point la culpabilité doit être constatée. Et le montant de cette réparation sera donné, au final par le juge qui agira, lui, dans une logique d’équité.

Novopress : Deuxième question concernant les réparations, l’esclavage ayant été aboli en France en 1848, la colonisation des pays d’Afrique du nord et d’Afrique noire ayant cessé au début des années 60 et l’immigration ayant été officiellement arrêtée en 1974, vous conviendrez donc que les Kémites et autres allogènes venus s’installer sur le sol français après cette dernière date l’ont fait de façon libre et volontaire. Ils n’ont été ni déportés, ni colonisés.

Kemi SEBA :
C’est faux ! Et je vais vous dire pourquoi. Quand on parle d’une histoire, quand on parle de l’introduction, du développement, de la conclusion, on en parle dans une logique d’ensemble, de cohésion, de cohérence. Si vous sortez du contexte un développement, vous n’y comprenez rien. Vous ne le comprendrez que si vous le mettez au milieu de l’introduction et de la conclusion. Aujourd’hui, nous sommes ici, non pas parce que nous aimons la Tour Eiffel, non pas parce que nous aimons les Champs Elysées, je tiens à le dire ! Nous sommes ici parce que nos ancêtres, nos arrières grands-parents ont été soit esclavagisés aux Antilles, soit esclavagisés en Afrique. La réalité, elle est là ! On est là parce qu’à un moment il y a eu un continent dont les richesses ont été pillées, qui sont pillées encore aujourd’hui par des chefs d’Etat quand on voit les pions que les Chirac et les Sarkozy ont mis à la tête de nos pays ! Ces gens-là sont rémunérés pour être des nègres-alibis et la France continue aujourd’hui à piller les richesses naturelles, parce que ce n’est sûrement pas des Champs Elysées, de la Tour Eiffel ou de la Seine que les Français d’aujourd’hui tirent leurs ressources naturelles. Il y a des richesses naturelles qui sont encore aujourd’hui spoliées, et ce dans la suite logique d’un raisonnement qui est l’esclavage et la colonisation. Le néocolonialisme, la Françafrique, ce n’est pas moi qui les invente ! Même des Blancs comme François-Xavier Verschave (5) constatent qu’il y a, par rapport à cette situation, une réalité avérée, une suite logique, un climat d’oppression. Et ce climat d’oppression fait que le néocolonialisme se manifeste par exemple aux Antilles, où 90 % de la population est noire, mais qui elle est dominée par une minorité de Blancs descendants d’esclavagistes. En Afrique, c’est la même situation. Il y a des tas de mafieux à la botte des Chirac et de leur entourage. Nous disons une chose, au risque de choquer : nous préfèrerions bien souvent avoir à la tête du pays des gens comme Jean-Marie Le Pen, des Blancs qui ne feraient pas croire aux noirs qu’ils les aiment, qui leur diraient clairement qu’ils ne les aiment pas, mais qui, certainement, enlèveraient ces chefs d’Etat mafieux à la tête des pays africains, de telle sorte qu’on puisse vivre libres et heureux.


« SI ÇA DOIT FINIR DANS UNE GUERRE CIVILE, EH BIEN, ÇA FINIRA DANS UNE GUERRE CIVILE ! »

Novopress : Dans le même entretien, vous affirmez : « Quand on voit des Blancs dans la rue on n’est pas en train de faire la chasse aux Blancs! » C’est bien une « chasse aux Blancs» que les observateurs les plus politiquement corrects ont été obligés de reconnaître lors des manifestations de lycéens en mars 2005 ou anti-CPE en 2006. Une « chasse aux Blancs» menée par de jeunes Noirs de banlieues. Qu’est-ce que cela vous inspire ? Vous comprenez ? Vous approuvez ?

Kemi SEBA :
Moi je comprends qu’il y ait un sentiment d’injustice avéré lorsque depuis des siècles on se fait marcher dessus. Lorsque vous voyez que dans ce pays on continue à vous considérer comme des sous-hommes, qu’on continue à vous spolier, à vous frapper, à vous agresser, que ce soit par les soi-disant forces étatiques, par les milices que représente la police judiciaire et tout ce qui s’ensuit ; quand vous voyez que ce pays qui se dit le pays des Droits de l’Homme et qui n’est que le pays des Droits de l’Homme blanc, vous avez deux fois moins de chance de vous en sortir, non pas parce que vous avez moins de diplômes mais parce que vous êtes dans un monde où votre identité est infériorisée dans son essence même, parce que vous êtes dans des valeurs qui sont judéo-chrétiennes et musulmanes, dans lesquelles l’Homme noir a été enfermé en tant qu’esclave par rapport à ses autres « frères » humains, comment voulez-vous que des gens qui vivent une telle injustice n’essaient pas de se faire justice eux-mêmes ? Maintenant, est-ce la bonne solution ? La question n’a même pas à être posée. Chacun voit midi à sa porte. Nous, on dit que les ennemis ce sont ceux qui nous marchent sur les pieds. Ceux qui se mettent en travers de notre chemin, on les brisera, c’est tout ! Et dans les manifestations anti-CPE, moi j’ai envie de dire que ces ratonnades anti-blanches sont un retour à l’envoyeur. Si ce pays se comportait de manière juste, libérait l’Afrique et rendait tout ce qu’il doit à notre peuple en termes de richesses naturelles, et même en termes de dettes par rapport aux meurtres qu’ils ont commis, les jeunes noirs que vous voyez là (et croyez, moi, soyez-en sûrs, c’est un phénomène qui ne fait que commencer !) ne seraient pas dans une logique de frapper des Blancs. Mais on n’a jamais demandé à la victime pourquoi elle en voulait à l’agresseur, Cher Monsieur ! On a toujours demandé à la victime qu’elle puisse pardonner, mais pour pardonner il faut qu’il y ait justice ! Sans justice, pas de paix ! Et ne vous étonnez pas que plus le temps passera, plus ce que vous appelez les « jeunes noirs » seront dans une logique de s’en sortir par leurs propres moyens, puisque la justice est sourde à leurs aspirations.

Novopress : Certains, dans une logique intégrationniste et mondialiste, affirment que « les races n’existent pas ». Que leur répondez-vous ?

Kemi SEBA :
C’est tellement facile ! Et je trouve que c’est la stupidité même que de tenir ces propos puisque « les races n’existent pas » au moment où on sait que l’heure des comptes arrive. Le concept de race, ce n’est pas nous qui l’avons inventé. Nous, on a toujours parlé de peuple. On n’est pas dans une logique de race. Race et peuple, c’est différent. La race, dans l’ancienne vision du dictionnaire, se caractérise par le génotype et le phénotype. Le génotype fait que des personnes, quelle que soit leur couleur de peau, peuvent se ressembler. Mais le phénotype est le critère physique qui a fait que des gens, catégorisés, ont été opprimés parce qu’ils avaient des points communs sur le terrain de l’apparence physique. Et cette apparence physique est partie intégrante de la culture d’un peuple. Le chinois n’aura pas la même culture qu’un sénégalais, qu’un béninois, qu’un Kémite pour dire les choses telles qu’elles sont, et ça ce sont aussi des faits qui sont avérés. Alors à ceux qui disent « les races n’existent pas », je réponds : il n’y a pas de problème ! Les races n’existent pas mais les peuples existent. Et aujourd’hui le peuple kémite, non seulement aspire à la dignité, mais obtiendra la dignité par tous les moyens nécessaires. Et si ça doit finir dans une guerre civile, ça finira dans une guerre civile !

« NOUS SOMMES DES KÉMITES EN FRANCE. NOUS NE SERONS JAMAIS FRANÇAIS »

Novopress : Vous avez également dit : « on n’est pas dans une logique d’intégration », en ajoutant « Vous n’allez pas devenir porc parce que vous êtes né dans une porcherie ! » Je pense que l’image de la « porcherie » s’appliquait à la France… En toute logique, vous admettez donc que les « blacks » et les « rebeus » (pour reprendre la terminologie consacrée par le politiquement correct), de nationalité française parce que nés en France ou parce que naturalisés, sont des « Français de papier » et que cette nationalité est une pure fiction ?

Kemi SEBA :
Bien sûr que ce sont des « Français de papier ! Ils ne seront jamais français ! Moi je le dis ! Et là aussi je m’allie aux nationalistes qui disent qu’être français, c’est une identité, ce n’est pas seulement un bout de papier. Et je dis clairement que certains Identitaires ont raison quand ils sont outrés de voir un Mohamed ou un Mamadou dire qu’il est français. C’est une aberration que de dire ça ! On n’est pas là pour s’intégrer à un pays qui ne nous aime pas, on est là pour que justice soit faite. Si justice est faite, je vous le dis, vous n’entendrez plus parler des Kémites sur le sol français, c’est une évidence ! Malek Boutih, ou « Jérusalem Désir » (parce qu’on ne va pas parler d’Harlem…) ont-ils des têtes de Français ? Si vous voyez un gars qui s’appelle Tching Tchong Tchin, allez-vous dire que ce gars-là peut être sénégalais ? Non ! Si un Chinois va au Sénégal, vous n’allez pas dire qu’il est sénégalais mais que c’est un Chinois au Sénégal. Nous sommes des Kémites en France. C’est une réalité. Nous ne serons jamais français. Etre français, c’est le nom englobant une identité profonde faite d’une culture, d’une philosophie de l’Histoire. Notre histoire n’est pas celle de la France. Notre histoire avec la France est une histoire d’oppression vis-à-vis de nous. Quand justice sera faite, nous partirons, et nous laisserons « La France aux Français », comme dit l’autre. Nous sommes pour la séparation. Nous pensons que chacun peut prospérer à partir du moment où ça se fait en toute équité. Cela doit se faire sur des bases saines, c’est-à-dire que ce qui a été volé doit être rendu. Et je peux vous assurer que la logique de rapatriement ne sera pas conduite par Le Pen, mais sera conduite par la Tribu KA en priorité.

Novopress : Dans un certain nombre d’articles ou de commentaires glanés sur internet, il est fait état d’une persécution judiciaire dont serait victime la Tribu KA et son leader. Je trouve au contraire que le système politico-judiciaire fait preuve à votre égard d’une tolérance dont aimeraient pouvoir bénéficier les défenseurs de la France française et de l’Europe européenne ! Vous avez, par exemple, créé une classe de soutien scolaire réservée aux enfants kémites, tout comme sont réservées aux Kémites vos assemblées dominicales. En comparaison plusieurs soupes identitaires au cochon, distribuées dans différentes villes de France, ont été interdites pour discrimination et racisme. Quand on voit cette différence de traitement, est-ce que, finalement, une peau noire ne protège pas des coups de la justice comme une ambre solaire protège des coups de soleil ?

Kemi SEBA :
La comparaison est limitée et la parabole biaisée ! Vous parlez d’Identitaires victimes de racisme ou quoi que ce soit. Il y a une différence fondamentale entre le Blanc et le Kémite à l’heure actuelle, c’est que celui qui est en position de coupable, ce n’est pas le Kémite, c’est le Blanc ! Et ceux qui sont dans la position d’agressés, ce ne sont pas les Blancs, ce sont les Kémites, Cher Monsieur ! Donc quand on vous met un couteau de 20 cm dans le dos, vous pouvez retirer 15 cm, il n’en demeure pas moins qu’il reste 5 cm. Et quand bien même vous retireriez tout le couteau, il resterait quand même une cicatrice ! La réalité, elle est là ! Les Identitaires sont taxés de racisme, mais si, quand ils donnent des soupes aux Blancs, des intégrationnistes sont choqués, nous autres, nous applaudissons des deux mains. Les Identitaires montrent aux Noirs qu’ils ne les aiment pas, ce qui est une très bonne chose. Mais dire que le système politico judiciaire est contre les Identitaires plus qu’il n’est contre la tribu KA, c’est se leurrer complètement. Quand vous voyez comment Sarkozy nous tombe dessus, jusqu’à preuve du contraire, il n’est pas encore tombé sur les Jeunesses Identitaires. Donc il ne faut pas parler de « deux poids, deux mesures », car s’il y a « deux poids, deux mesures », c’est bien la façon dont le système étatique français tombe aujourd’hui sur la Tribu KA, ou du moins tente de le faire, parce qu’il n’arrivera en rien à nous éradiquer. J’applaudis des deux mains le comportement des Jeunesses Identitaires, j’applaudis des deux mains le comportement des mouvements nationalistes français, qui prônent la France aux Français et qui s’occupent d’abord des leurs. Par contre, je critique de la façon la plus virulente la façon dont le système sioniste a réussi à infiltrer le monde nationaliste et qui fait les yeux doux aux mouvements identitaires et tout ce qui s’ensuit. Je me dis que là, il y a un problème. Il ne faut quand même pas oublier que c’est ce système sioniste qui gouverne l’Etat français, qui manipule Sarkozy, qui manipule Chirac et autres. Et donc, quand on parle des véritables mouvements nationalistes, on ne devrait pas accepter une mainmise d’un courant sioniste nous disant ce qu’il est bon ou ce qu’il est mauvais de faire.

Novopress : Pensez-vous vraiment que le mouvement identitaire et nationaliste accepte ce que vous appelez « la mainmise sioniste » sur l’Etat français ?

Kemi SEBA :
En tout cas des mouvements environnants Philippe de Villiers et autres ne sont pas opposés à des milices telles que la Ligue de Défense Juive ou le Bétar, ce qui est quand même grotesque. Un véritable nationaliste n’accepte aucune ingérence. Un mouvement nationaliste veut être libre de ses faits et gestes et ne veut pas de mainmise émanant d’autrui. J’encourage le mouvement nationaliste qui veut une indépendance réelle, qui est contre la mainmise sioniste, qui est contre l’immigration ! J’encourage ce mouvement à partir du moment où il est dans une logique de justice.


« NOUS PARTONS DU PRINCIPE QUE LE DEVELOPPEMENT SÉPARÉ EST LA LOGIQUE LA PLUS NÉCESSAIRE POUR QUE NOTRE PEUPLE PUISSE PROSPÉRER »

Novopress : Vous avez dit : « Mon rêve serait que je sois avec les miens et qu’on puisse s’en sortir seuls. » Comment entendez-vous mettre en oeuvre cet apartheid (terme afrikaans qui signifie « développement séparé ») ?

Kemi SEBA :
Développement séparé mais à condition qu’il n’y ait pas une partie supérieure à une autre, ce qui est la logique de l’apartheid et non pas de la séparation. Quand vous voyez un bouquet de fleurs, vous n’allez pas parler d’apartheid parce qu’il y a différentes couleurs qui sont présentes. On peut vivre de manière séparée sans être dans une logique où l’un est supérieur à l’autre. Ce pour quoi l’on se bat, c’est de songer à se développer au sein de notre famille avant de songer à se développer avec les autres familles. Je ne viens pas défoncer votre porte pour manger votre beefsteak ou vos frites-escargots et tout ce qui s’ensuit. De la même façon, respectez ma maison et ne défoncez pas ma porte, parce que vous l’avez déjà défoncée et vous la défoncez depuis cinq siècles pour reprendre notre repas. Essayez de vous développer de votre côté et laissez-nous nous développer du nôtre. Voilà ce que nous demandons. Le Code noir est révolu et terminé, quand bien même certaines règles s’y rapportent encore aujourd’hui. Nous partons du principe que le développement séparé est la logique la plus nécessaire pour que notre peuple puisse prospérer, sans oublier évidemment que vous devrez, que ce pays devra – comme ça va se passer très bientôt et quelle que soit la manière dont ça va se dérouler – nous donner ce qu’il nous doit. Il devra non seulement reconnaître ses fautes, mais enlever tous les chefs d’Etat qui sont les pions de ce système et laisser véritablement le peuple prospérer, annuler ces histoires de dette africaine, parce que la dette que vous avez envers nous est un milliard de fois supérieure à la prétendue dette que nous-mêmes, les pays africains, nous vous devons. Je pense qu’il faut être dans une logique de rectitude et de dignité par rapport à ça. Vous êtes vraiment des gens qui aimez votre pays, c’est le moment de le prouver en karchérisant cette mafia sioniste qui est en train de dire ce qui est bon et ce qui est mauvais vis-à-vis de l’Etat français et vis-à-vis du reste du monde.

Novopress : Partant de votre constatation que vouloir faire coexister sur un même territoire des races et des peuples différents voire antagonistes était une gageure qui servait surtout les intérêts d’un système libéral destructeur des identités…

Kemi SEBA :
Je n’ai pas dit ça !

Novopress : Vous n’avez pas dit ça ? Vous venez de parler de développement séparé chacun chez soi.

Kemi SEBA :
Exactement ! Quand on parle de développement séparé, dans une maison, pourquoi n’y a-t-il pas d’appartement géant ? Parce qu’il est nécessaire que chaque famille ait son chez soi, même sur un espace qui peut être limité. Dans une ville il y a plusieurs appartements. Le développement séparé commence dans cette situation-là. Chaque famille vit dans un lieu qui lui est précis, mais ça n’empêche pas que sur un territoire global, il puisse y avoir différentes populations présentes. Mais je dis que ce n’est pas une finalité, c’est une constatation à l’heure actuelle, c’est une phase de transition. Nous sommes ici et nous ne partirons jamais de ce pays tant qu’il ne nous aura pas été donné ce qu’on nous doit. Mais au final, il est évident que le but c’est que l’Homme blanc, le Leucoderme, puisse prospérer de son côté, que le Kémite puisse prospérer du sien et que tout le monde puisse avancer.

Novopress : Cette prospérité séparée ne passe-t-elle pas, à terme, par le regroupement de chaque ethnie sur le territoire de ses ancêtres ?

Kemi SEBA :
Exactement !

Novopress : Certains Juifs obéissent à cette logique en faisant leur Alya sur ce qu’ils estiment être la terre que Dieu leur a promise. En toute logique, et si vous voulez rester cohérent avec les positions « kémitocentrées » que vous défendez, la renaissance du peuple kémite et son réenracinement passent assurément par le retour de celui-ci sur la terre d’Afrique. L’expérience a été tentée dès le XIXe siècle au Libéria…

Kemi SEBA :
Oui mais avec l’aide des Etats-Unis et sur de mauvaises bases parce que la connaissance de soi n’était pas avérée. Le Libéria était une fabrication pour montrer aux descendants des esclaves noirs, aux Etats-Unis, que le rapatriement ne leur servirait à rien et qu’il valait mieux qu’ils continuent à être des citoyens de seconde zone aux Etats-Unis. C’est encore une fois la mainmise sioniste qui a piégé cet exemple pour que les nègres restent ce qu’ils sont, c’est-à-dire des esclaves modernes dans le système occidental, que ce soit aux Etats-Unis, en France ou ailleurs. Mais un rapatriement réel, on va y arriver. Il y a une terre qu’on appelle Kemet et que vous appelez l’Egypte, qui a été envahie par des gens qui n’ont rien à voir avec notre population, ce que vous appelez les Arabes. Il y a nos pyramides, là-bas ! Il y a nos temples, là-bas ! Il y a des nubiens qui sont traités comme des sous-hommes, là-bas ! Nous disons que, tôt ou tard, il devra s’effectuer ce que vous avez effectué en Israël. Les Israéliens, suite à la seconde guerre mondiale, ont pu avoir une terre pour constituer leur propre pays. Nous partons du principe que, tôt ou tard, il nous faudra récupérer notre terre ancestrale, Kemet, qui est la matrice du continent africain. Le jour où on aura ça, le jour où on nous rendra toutes les richesses qu’on nous a volées pour que l’on puisse commencer à reconstruire notre civilisation, alors vous n’entendrez plus parler des Kémites, c’est une évidence !


« C’EST MIEUX POUR TOUT LE MONDE, ET POUR NOTRE PEUPLE EN PRIORITÉ, QU’IL RESTE LA OÙ IL EST INSTALLÉ ET NON QU’IL VIENNE EN FRANCE »

Novopress : Alors, avant que ce jour-là n’arrive, pourquoi ne pas lancer dès aujourd’hui un appel à vos frères kémites d’Afrique qui pourraient être tentés par les sirènes de l’émigration et du mode de vie européen, afin qu’ils ne quittent surtout pas la terre qui les a vus naître ?

Kemi SEBA :
Mais c’est ce que l’on fait chaque jour ! On dit que la France n’est pas le pays des Droits de l’Homme mais le pays des Droits de l’Homme blanc, donc que les nôtres ne devraient pas venir chercher l’Eldorado ici mais rester là-bas en attendant que les choses se fassent. On comprend que c’est compliqué puisque toutes les richesses étant volées, nos frères veulent venir ici pour pouvoir en jouir. Mais lorsqu’ils arrivent, ils se rendent compte qu’il n’y a rien à leur disposition. Par conséquent, il est évident que c’est mieux pour tout le monde, et pour notre peuple en priorité, qu’ils restent là où ils sont installés et non qu’ils viennent en France où ils seront considérés comme des sous-hommes.

Novopress : Vous en revenez toujours à la colonisation et à l’esclavage…

Kemi SEBA :
Je parle de la situation d’aujourd’hui qui est une situation d’oppression avérée que tout le monde connaît. Trouvez-vous normal qu’aux Antilles, où 90 % de la population est noire, es richesses appartiennent à une minorité de descendants d’esclavagistes alors que c’est notre peuple qui a travaillé cette terre ? Le présent est la suite logique du passé.

Novopress : L’esclavage est l’un des fondements des récriminations du peuple noir à l’encontre des Blancs. Pourtant les négriers d’Europe (dont vous affirmez que beaucoup étaient de confession juive) achetaient leur « bois d’ébène » (c’est-à-dire leurs esclaves) aux Arabes musulmans…

Kemi SEBA :
La question n’est même pas qu’il y ait eu beaucoup de négriers juifs. Nous disons que le Judaïsme - par la malédiction de Cham rédigée en 368 avant J.C. par Esdras, un scribe juif sacrificateur – est à l’origine de la colonisation, de l’esclavage et de la situation actuelle que nous vivons. Mais on n’a jamais nié l’intervention des Arabes dans la traite négrière. Ils étaient vos collègues dans la logique de cette traite. Nous sommes les premiers à dénoncer ce qui se passe au Darfour.

Novopress : Mais ces négriers musulmans avaient eux-mêmes acheté leurs esclaves à d’autres Noirs, lesquels étaient animistes. En conséquence, nierez-vous que les premiers à avoir réduit des noirs en esclavage soient les noirs eux-mêmes ?

Kemi SEBA :
Non ! Il faut faire très attention à ce que vous appelez « acheter ». Vous pouvez faire du révisionnisme avec des guignols comme les Belaya, les Dominique Sopo (5) ou les « Jérusalem Désir », mais vous ne ferez pas de révisionnisme avec nous ! Vous pouvez essayer de falsifier l’Histoire, mais lorsque la violence de la vérité va venir et va faire en sorte que ceux qui ont menti seront agressés, là je peux vous assurer que certains propos tenus ne pourront plus être constatés. C’est une réalité !

Novopress : Donc vous niez le fait que des noirs aient vendu d’autres Noirs ?

Kemi SEBA :
Il y a eu des traîtres partout ! Lorsque vous parlez d’ « être vendus », il faut faire très attention aux termes que vous employez. Il faut expliquer comment s’est passée l’histoire de l’esclavage. Il y avait des guerres entre différentes tribus, différentes familles. Des prisonniers étaient faits. Et puis une tierce personne arrive et dit : « je vais vous soulager de ces prisonniers. Je les prends et je m’en occupe. » Entre prendre ce prisonnier et dire que l’on vend son frère à l’Homme blanc, il y a une différence, une chose à ne pas confondre ! Des prisonniers de guerre sont livrés mais en aucun cas on ne capture un noir pour le vendre en esclavage. Je le dis, il n’y a pas de participation de l’Etre kémite, de l’Entité kémite à l’esclavage. Elijah Muhammad parlait de l’art du démon, c’est-à-dire diviser pour régner. Des gens se battent et vous, vous venez et vous en profitez, vous accomplissez votre forfait ! C’est le propre du démon que d’avoir ce comportement.

Novopress : Et le démon, pour vous, c’est…

Kemi SEBA :
Le Leucoderme, là-dessus, s’est comporté comme un démon, vous ne pouvez pas le nier, c’est la réalité !

Novopress : Pourtant Abdoulaye Wade, le président du Sénégal, a déclaré (7) : «J’ai montré que l’esclavage est un phénomène aussi ancien que l’humanité (…) Nos anciens royaumes et empires étaient largement fondés sur l’esclavage dont les séquelles existent encore plus ou moins dans nos propres sociétés. Si les descendants de ces esclaves devaient demander des indemnités, beaucoup d’entre nous seraient traînés devant les tribunaux pour avoir été des descendants d’anciens régnants du continent. (…)» Il reconnaît la responsabilité des Kémites, ou du moins de certains d’entre eux, dans la traite négrière. Vous n’êtes pas d’accord avec lui ?

Kemi SEBA :
Je fais appel à votre intelligence. Considérant que Wade, est le porte-parole de la Françafrique, ces présidents qui ont été installés en Afrique pour être les porte-parole de la France, quand vous l’entendez parler demandez-vous qui a écrit le texte qu’il a prononcé. Et vous comprendrez aisément pourquoi cet abruti raconte des stupidités. Les propos de Wade me confortent encore plus dans ce que nous disions auparavant, c’est-à-dire que l’Entité kémite n’a en aucun point participé à la traite négrière. Cette logique de négationnisme qui consiste toujours, chez l’Homme blanc, à trouver soi-disant des traîtres chez les nôtres, va faire en sorte que, tôt ou tard, quand les nôtres en auront marre que l’Homme blanc essaye de minimiser sa faute, ça ne pourra que lui sauter en pleine figure, à lui comme à ses vassaux qui sont les Abdoulaye Wade et consorts. Parce que l’Entité kémite n’est plus disposée aujourd’hui à entendre n’importe quoi. Durant la seconde guerre mondiale, la France était un pays qui, à 90 % était composée de traîtres, de vichystes, même si aujourd’hui tout le monde dit qu’il était résistant. Il n’y avait que des traîtres, il n’y avait que des vichystes ! Et ce n’est pas parce qu’il n’y avait que des vichystes dans ce pays, que vous devez croire que chez les nôtres il n’y avait que des vichystes. Je souris des propos de Wade. La France est en train de plaquer son sentiment de culpabilité (parce qu’il y a une tradition de culpabilité et de lâcheté dans ce pays) sur la situation des autres peuples. Je pense que c’est risible.

Novopress : J’en reviens à la notion de développement séparé. Vous dites que vous partirez lorsqu’on vous aura fait justice. Pour l’obtenir, vous vous appuyez sur la jurisprudence de la Shoah…

Kemi SEBA :
Pas seulement, mais je parle de ce que vous connaissez, puisqu’en matière de dettes, à part les Juifs vous n’avez jamais rendu justice à qui que ce soit. Donc, partant de ce principe, je suis obligé de m’appuyer sur ce que vous connaissez le mieux au XXe siècle et dans ce début de XXIe siècle.


« ON N’A QUE FAIRE DE CE PAYS, ON NE L’AIME PAS ! »

Novopress : Ne serait-il pas temps, aujourd’hui, de sortir de cette logique victimaire faisant que les uns et les autres passent leur temps à se lamenter ?

Kemi SEBA :
Vous avez l’impression qu’on passe notre temps à se lamenter ? Quand quelqu’un se fait violer et réclame justice, vous appelez ça une logique de victimisation ? Vous devriez même vous estimer heureux que l’on soit encore dans ce comportement ! Je vais vous dire une chose : si on veut, aujourd’hui, on pourrait venir agresser quiconque et reprendre notre dû. La Tribu KA n’appelle pas à ça. La Tribu KA appelle à la justice. Si pour vous la justice se confond avec la victimisation, alors je ne peux rien faire pour vous, Cher Monsieur ! Nous ne réclamons pas l’intégration. Nous ne réclamons pas des places à l’Assemblée Nationale. Nous disons que c’est votre pays, que vous en faites ce que bon vous semble. On n’a que faire de ce pays, on ne l’aime pas ! On ne l’aime pas particulièrement ! Nous, ce qu’on veut surtout, c’est la justice. Enlevez vos pions en Afrique, rendez-nous nos richesses naturelles – et ceux qui s’occupent des richesses naturelles en France peuvent largement chiffrer le montant du pillage – ; Outre Atlantique, il y a eu des recherches effectuées par rapport au nombre d’esclaves morts, faites en sorte que justice nous soit rendue sur ce terrain-là ! Est-ce que vous appelez ça de la victimisation ? A un moment donné, il va falloir gommer ce mot-là de la bouche. La Tribu KA n’est pas dans une logique de mendiants. La Tribu KA est dans une logique d’arracher ce qu’on lui doit. Et de toute façon, que vous vouliez l’entendre ou pas, ce qu’on demande, on l’obtiendra ! D’une façon ou d’une autre… Si on ne nous entend pas, ne vous étonnez pas que ça se passe d’une autre façon pour obtenir justice, Cher Monsieur !

Novopress : Cette évaluation des réparations que l’on vous devrait, comme toute évaluation, est toujours discutable. Concernant justement le coût économique de la colonisation, l’historien Jacques Marseille démontre dans sa thèse d’Etat (Cool que la colonisation, loin d’avoir été une source de revenus pour la France, a entravé au contraire son développement économique en raison des investissements publics considérables que celle-ci a nécessités (Routes, ports, hôpitaux, écoles…). Qu’en pensez-vous ?

Kemi SEBA :
Je vous arrête de suite ! C’est une thèse d’Etat négrophobe ! C’est une thèse d’Etat antikémite ! Pour moi, quand on parle de réclamations, ce n’est pas au coupable d’estimer ce qui a été positif et ce qui a été négatif par rapport à son crime. C’est comme si vous aviez violé une femme et que vous disiez devant le juge qu’elle n’a pas le droit d’obtenir réparation parce que ce n’était pas un bon coup ! Vous vous foutez de ma gueule ? Ce n’est pas à vous d’estimer si vous avez pris votre pied lorsque vous avez violé ! Vous avez violé, vous payez, c’est tout ! Sinon on vous coupera votre sexe, moi je vous le dis ! Si ce pays veut se comporter comme un chien, comme c’est le cas depuis des siècles, qu’il le fasse ! Mais aujourd’hui les descendants des victimes, et les victimes actuelles (mais parlons d’opprimés parce que le terme « victime » a une connotation péjorative), eux, les comptes, ils vont les faire ! Contrairement aux stupidités racontées par Marseille et autres, sans l’esclavage et la colonisation, la France ne serait pas là où elle est. Sans l’esclavage et la colonisation, la France n’est rien, c’est la Roumanie ! Et Chirac serait Ceausescu, Chiracescu ! Vous pouvez me parler de Jacques Marseille ou de qui vous voulez, mais aujourd’hui les opprimés réclament leur dû. Et si vous ne voulez pas que ça se transforme en pillage de vos banques, de vos bijouteries et de toutes les richesses concentrées ici, que la France rende ce qu’elle doit au peuple kémite !.

Novopress : « L’Europe aux Européens, l’Afrique aux Kémites ! », vous êtes d’accord ?

Kemi SEBA :
Exactement ! L’Europe aux Européens, l’Afrique aux Kémites ! Mais à partir du moment où l’Europe aura rendu ce qu’elle doit aux Kémites. On est tous d’accord. Ce sera le nouvel adage, ce sera peut-être un adage commun entre les Kémites et les Européens. On va remplacer « Liberté – Egalité – Fraternité » par « Justice – Vérité- Dédommagement ». Et là il n’y aura aucun souci.


« ON EST PLUS PARTI DANS LE SANG QUE DANS LA PAIX… »

Novopress : Petit aparté juridique : vu la législation et la jurisprudence actuelles, certains des propos que vous avez tenus au cours de cet entretien vont être considérés comme antisémites et sont susceptibles d’être poursuivis. Vous en assumez pleinement les conséquences juridiques ?

[b]Kemi SEBA :
Il faut me dire quels propos et à quel moment, parce que tout est question d’interprétation ! Je revendique à 1000 % ce que j’ai dit ! Répétez-le bien : si dire que le Judaïsme est à l’origine de l’esclavage, à cause de la Malédiction de Cham rédigée par Esdras, fait de nous des antisémites, alors nous sommes antisémites, je le dis ![/b]

Novopress : Dernière question, vous avez dit en parlant des Kémites « il est temps que l’on fasse notre propre introspection ». Je vous prends au mot : vous habitez en France, un pays traditionnellement peuplé de Blancs, vous vous exprimez en français, une langue de Blancs, par l’intermédiaire d’une caméra (dont le brevet a été déposé en 1888 par le français Louis Aimée Augustin Le Prince) ou d’un téléphone, là encore une invention de Blancs (Alexander Graham Bell et Thomas A. Watson). N’avez-vous jamais réfléchi à ce que VOUS, vous deviez aux Blancs ?

Kemi SEBA :
Je vais vous dire une chose : c’est peut-être que vous connaissez très mal l’histoire, Cher Monsieur ! Tout ce que l’Occident, tout ce que la France a repris à l’heure actuelle a été repris à Kemet. Vous me parlez de téléphone, nous à une époque, on avait ce que vous appelez des chamans, des sorciers, on n’avait pas besoin d’un portable pour communiquer, Cher Monsieur. Quand vous me parlez de télévision ou autres, je pense que vous devriez un minimum étudier l’Histoire et ne pas vous enfermer dans une culture minimaliste qui est la culture occidentale. Je parle en français parce que si je vous « Engala’n enkala » (9) vous ne savez pas ce que c’est, mais mes ancêtres kémites, eux, le savent. Quand on est avec un Chinois, on essaie de parler son langage. Quand je suis avec un chien, j’essaie de prendre des signaux qui me permettent d’être compris. Ça ne veut pas dire que j’aime le langage du chien. Et si nous sommes filmés par des caméras occidentales on ne va pas refuser d’être filmés puisque ça nous permet de faire passer notre message. La France, on ne lui doit rien du tout ! A une époque où vous étiez à quatre pattes, telle la famille Pierrafeu, dans les cavernes en train de manger du gibier ou peut-être même vos enfants, nous avions déjà nos pyramides et notre civilisation ! Par rapport à cette situation, ceux qui nous doivent quelque chose ce sont certainement les Français. Nous, on ne doit rien à une nation en dégénérescence, une nation qui a hérité de choses qu’on a bien gentiment voulu lui donner ou que vous nous avez volé par rapport à la connaissance de l’Histoire et de l’actualité, mais entre le copié-collé et l’original, il n’y a pas photo. Et, je vous le dis, nous ne repartirons que quand vous nous aurez rendu les richesses que vous nous avez volées. La Tour Eiffel, j’en ai rien à cirer ! Les Champs Elysées, j’en ai rien à cirer ! A votre Marianne, je préfère Nefertiti ! Vos femmes blanches, je vous le dis, ne me font pas fantasmer, moi personnellement. On n’est pas des apôtres du métissage. Vous ne m’entendrez jamais défendre SOS Racisme. On dit : votre République, on la quittera à partir du moment où vous rayerez publiquement les noms des marionnettes que vous avez mis à la tête de nos pays et que vous nous rendrez ce que vous nous devez, Cher Monsieur ! Et ça se fera dans le sang ou dans la paix. Mais aujourd’hui, on est plus parti dans le sang que dans la paix…

Propos recueillis par Fabrice Bianco pour Novopress France

(1)
http://www.dailymotion.com/relevance/search/tribu%20KA/video/178847
http://www.dailymotion.com/relevance/search/tribu%20KA/video/221023
http://www.afrostyly.com/afro/actualite/tribu_ka/interview_infolive.htm
http://www.afrostyly.com/afro/actualite/tribu_ka/affaire_marais.htm
http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=479

(2) L’Egypte antique, foyer de la civilisation kémite et source de toute civilisation selon la tribu KA et les thèses afrocentristes soutenues aux Etats-Unis par des mouvements tels que la Nation of Islam.

(3) Museum National d’histoire naturelle : La momie de Ramsès - Contribution scientifique à l’Egyptologie. Editions Recherches sur les Civilisations, Paris, 1985. Voir également
http://www.bium.univ-paris5.fr/sfhad/vol7/article02.htm.

(4)
http://www.bium.univ-paris5.fr/sfhad/vol7/img/gd/02-04.jpg

(5) François-Xavier Verschave : Françafrique : Le plus long scandale de la République Stock, 1998.

(6) Président de SOS Racisme.

(7) Discours tenu à la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui s’est déroulée à Durban (Afrique du Sud) le 31 août 2001.

(Cool Jacques Marseille : Empire colonial et capitalisme français. Histoire d’un divorce (Albin Michel, 1984).

(9) Traduction phonétique très approximative…