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Dans l'hystérie collective d'une élection gagnée grâce à une campagne de communication/propagande parfaite, menée par un politicien qui a les talents d'un homme du barreau (il est avocat de profession, diplomé d'Harvard), certains ont fait référence au pasteur pacifiste et non violent Martin Luther King en parlant d' Obama. C'est tout simplement grotesque, une insulte à sa mémoire. En matière de politique étrangère, Obama a un programme tout aussi "musclé"que celui de G.W Bush, voir même plus agressif, qu'il va dissimuler derrière un écran de fumée propagandiste, comme on l'a vu pour la présidentielle.

 

Il sait manier la réthorique, jouer de l'émotionnel et galvaniser les foules y compris européennes (ce qu'il a fait à Berlin cet été) . En cela il est beaucoup plus dangereux que Bush l'illuminé. Obama a repris le nouveau slogan US de "guerre contre le terrorisme" qui a remplacé la lutte contre le communisme après l'effondrement de l'ex Union Soviétique pour imposer la domination US par la force militaire et s'emparer des richesses énergétiques de certains pays. Il a prévu militairement de recentrer les efforts de guerre en Afghanistan, répétant à plusieurs reprises que l'Afghanistan était "l'épicentre", en augmentant le nombre de soldats US qui y seront déployés et en demandant aux alliés dont la France d'augmenter également leurs contributions. Depuis plus d'un an il s'est dit favorable à des attaques en territoire pakistanais, ce que l'Administration Bush ne s'est autorisée à faire qu'il y a peu. De plus il croit que les Etats Unis devraient essayer de résoudre le conflit au Kashmir qui oppose les independantistes, soutenus par le Pakistan, et l'Inde, au risque de jeter de l'huile sur le feu qui couve entre ces deux puissances nucléaires chacune d'elles cherchant à annexer la totalité de cette province.

Un signe manifeste que les US sous Administration Obama seront encore plus enclins à intervenir dans des conflits non seulement en Afghanistan mais aussi dans le voisinage de ce pays. . Il envisage l'option militaire contre l'Iran si ce dernier n'arrête pas son programme d'enrichissement d'uranium, tout en affirmant être prêt à discuter directement avec les Iraniens. Mais on peut se demander, compte tenu des propos tenus pour rassurer Tel Aviv (voir ci dessous) si ces négociations directes envisagées ne se résumeront pas à des ultimatums délivrés à Téhéran. Sachant que l'Iran n'acceptera pas de renoncer à son droit légitime à l'enrichissement sous le contrôle de l'AIEA, si c'est le cas, ces "négociations " risquent de se terminer en conflit armé, elles auront simplement servi à convaincre les alliés européens de soutenir ce choix et à faire accepter à l'opinion publique américaine et mondiale, une frappe contre l'Iran qu'Obama s'est dit prêt à envisager, avec ou sans l'accord du conseil de Sécurité de l'ONU. Pour résumer sa stratégie vis à vis de l'Iran: nous allons "négocier" puis décréter avoir épuisé toutes les démarches diplomatiques donc maintenant il faut passer à l'action, c'est à dire la guerre.

 

C'est la politique déjà menée par Bush contre l'Irak. Obama a pour lui les médias, y compris en Europe (voir l'obséquiosité du Monde, du Figaro etc...) qui relaieront d'autant plus facilement sa politique etrangere interventionniste agressive, qu'il pourra lui-même la mettre en scène avec toute la dextérité, le professionnalisme qu'on peut lui reconnaître. Pour présenter ses guerres, Bush le cowboy était maladroit, Obama en bon avocat le fera avec brio jouant sur la fibre émotionnelle pour demander des "sacrifices" à ses compatriotes, "compréhension et patience" à l'opinion publique internationale. L'équipe de politique étrangère d'Obama comprenant 300 personnes est déjà passée en mode transition depuis plusieurs semaines déjà. Le monde attend peut être un président "moins arrogant" mais selon l'ancien assistant secrétaire d'état Edward Walker, " la difference de base sera dans le style". La campagne d'Obama semble avoir porté sur le thème du multilatéralisme et de la diplomatie, mais en pratique la politique US avec Obama, de la Russie à la Chine en passant par le Moyen Orient, sera pratiquement identique, on ne peut s'attendre qu'à des changements superficiels. Même sa position en ce qui concerne l'Irak qui a été au centre de la première partie de sa campagne avec promesse de retirer les troupes au plus vite, s'est, au fil des semaines, rapprochées de celle de Bush. Il a déclaré " le renforcement militaire a réussi bien au delà de nos rêves", et il a commencé à lier le retrait des troupes aux recommandations des commandants militaires. Le chef de cabinet présidentiel irakien lui aussi pense que "la politique US ne changera pas", seule l'approche changera. Les Américains ont peut être voté pour une fin rapide des guerres et contre la perspective désolante de guerres sans fin, mais ils risquent d'être rapidement déçus, notamment ceux qui pensent qu'ils ont chassé le parti de la guerre en chassant les Républicains de la Maison Blanche. Le parti de la guerre a ses adeptes chez les Républicains comme chez les Démocrates, nombreux étant ceux parmi ces derniers qui ont voté oui à la guerre d'Irak.

Le nouveau vice président, Joe Biden, a prédit qu'Obama serait " testé" dans le domaine de la politique étrangère, et le moment venu, on peut se demander ce qu'il fera ? Voudra-t-il prouver sur la scène intérieure et internationale sa "robustesse", en réagissant de façon disproportionné, ou tiendra t-il sa promesse de début de campagne d'apporter un changement significatif à la politique étrangère US d'agression continuelle ? Plus on consacre de temps à observer et analyser la politique étrangère des Etats Unis, plus on constate la continuité depuis la Seconde Guerre Mondiale d'une politique impériale, visant à protéger les intérêts de ses affairistes, l'armée leur servant de police privée. Ce n'est pas pour rien que ces entreprises dépensent tant pour financer les campagnes présidentielles. 2,4 milliards de dollars c'est le coût de cette dernière campagne présidentielle. Bien sûr, ceux qui l'ont financée espèrent être payés en retour.

Alors ou est Obama le soit disant Martin Luther King, le pacifiste, le non violent ? C'est un marché de dupes, une insulte à l'intelligence de tout citoyen responsable. Il faudra raison garder pour ne pas céder aux sirènes de la propagande atlantiste, et au sourire du " premier noir à accéder à la Maison Blanche". L'impérialisme n'a ni couleur, ni odeur,ni saveur, c'est un poison mortel, tous les jours il tue des innocents.

Aujourd'hui même 40 civils afghans principalement des femmes et des enfants participant à une noce ont été massacrés par des bombes US, et Obama veut intensifier la guerre en Afghanistan ! Information complémentaire Lors d'un voyage éclair cet été au Moyen Orient, en Israël, Obama a accordé une interview au quotidien de droite/extrème droite israélien Jerusalem Post. Cet interview a été publié dans son intégralité le 24 juillet 2008 sur le site du quotidien en anglais www.jpost.com. Un bref aperçu de son programme pour l'Iran. JP ..."Pouvez vous garantir à la population israélienne et au delà qu'en tant que président vous empécherez l'Iran d'acquérir des armes nucléaires ? BO : Ce que je peux garantir c'est que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir comme président pour empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires. Et je pense que cela commence par engager des discussions directes rudes avec l'Iran, envoyer un message clair à l'Iran qu'ils ne devraient pas attendre la prochaine administration mais devraient s'engager dans le processus des P5 ( incluant les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU) qui a lieu actuellement, et porter cela à la tête de nos priorités en matière de sécurité nationale, pour mobiliser toute la communauté internationale sur ce problème, dont la Russie et la Chine. Par le passé je pense que l'un des échecs de notre approche cela a été d'utiliser une réthorique forte mais qui n'a pas été suivie de l'utilisation de la tactique de la carotte et du bâton qui pourrait changer les calculs du régime iranien.

Mais j'ai aussi dit que je n'exluerait aucune action, y compris militaire. JP: Comment répondez vous à la préoccupation que les Iraniens, même dans le cadre de "négociations rudes" que vous envisagez, joueront la montre pour se rapprocher d'une capacité nucléaire ? Ahmadinejad a dit aujourd'hui : "nous ne reculons pas... pas d'un iota." Ils sont trés catégoriques. BO: Je pense que c'est important de mobiliser la communauté internationale pour faire comprendre que ce n'est pas seulement un jeu que nous jouons, mais que c'est extrèmement sérieux - d'envoyer des messages à la Chine et la Russie que dans nos relations bilatérales c'est une priorité première, et pas seulement une deuxième priorité. Et l'une de mes croyances fortes c'est que, étant donné que nous montrons une volonté de négocier tout en étant clair et direct dans nos objectifs, et que nous faisons preuve d'un sens de l'urgence - si les iraniens échouent dans leur réponse, nous aurons ainsi écarté toute excuse qu'ils puissent donner, toute raison pouvant exister au sein de la communauté internationale pour ne pas augmenter les sanctions et agir sérieusement. JP : Il y aura peu de temps pour ce type d'approche ? BO : Le temps est primordial dans cette situation. JP: Vous avez dit à AIPAC que l'attaque israélienne contre la Syrie l'année dernière était entièrement justifiée pour mettre fin à la menace ; Soutiendriez vous une attaque israélienne contre des installations iraniennes dans les mois à venir si Israël pensait qu'il n'avait pas d'autre choix que d'agir ? BO : Mon but c'est d'éviter d'être confronté à cette hypothèse.

J'ai dit par le passé et je répéterai cela que les Israéliens, et les Israéliens seuls doivent prendre les décisions concernant leur propre sécurité. Mais les graves conséquences soit de ne rien faire ou d’initier une guerre potentielle avec l'Iran sont telles que nous voulons faire tout ce que nous pouvons pour éviter cette option." Mercredi 05 Novembre 2008 Mireille Delamarre

http://www.planetenonviolence.org/]url:http://www.planetenonviolence.org/Obama-N-est-Pas-Martin-Luther-King,-Ni-Le-Messie,-Meme-Apres-Les-Promesses-Faites-aux-Sionistes-en-Terre-Sainte-_a1718.html?PHPSESSID=1d248a1dd3f88776d3910f692210fb77

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