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Depuis la libération des esclaves en 1804 sur le sol haïtien, nous avons vu apparaître un nombre incalculable d’écrivains haïtiens qui, dans un souci avant tout éducatif, avaient une volonté pharaonique de démontrer que "l’homme noir n’est en rien inférieur aux autres peuples".

...Antenor Firmin (De l'égalité des races humaines).

Tout ce qui était à la base des tares, faites pour les dévaloriser : ils en ont fait une force !
En effet, accepter d’être nègre, c’est contourner l’obstacle, le piège dans lequel on voudrait nous enfermer.
Ecrire, c’est prolongé au fond de soi pour faire partager aux autres notre perception du monde, de la vie.
C’est ainsi que ces hommes se sont sentis investis d’une mission : celle de faire connaître la vérité sur leurs souffrances, leur état en tant que nègres, dit-on, dépourvus ni d’âme, ni de conscience.
Ils la font… pas n’importe comment !mais avec aisance, classe et sobriété.
Le noirisme a vu le jour, avec Jean Prais Marc plus que jamais LA PLUME s'impose comme L'OUTIL DU TRAVAILLEUR, et devient ainsi une arme de combat pour le droit à l’existence.


L’existence, c’est un terme commun à tout être vivant : le piège s’est refermé sur les esclavagistes.

Puis bien plus tard, avec une clarté profonde venant d’une source martiniquaise, Aimé Césaire (Toussaint Louverture) vient participer à la cérémonie du bwa kay Iman, en serpentant les mornes d’Haïti. Il s’est enivré d’un grand coup de Clairin selon la bonne tradition des ancêtres pour mieux parcourir les feuilles de notre histoire, pour encore une fois, nous la rendre sous forme de roman, de pièce de théâtre.

Un combat qu’il partage avec d’autres intellectuels, Senghor, personnage contre
versé dont on ne peut tout de même pas oublier les travaux auxquels il participa pour mettre en avant son peuple ; homme de lettres, grammairien, il atteignit le summum de sa gloire, lorsqu’il rentra à l’Académie Française.

Tout comme Alexandre Dumas, la France les méprisa et par extension, méprisa leur peuple. Bien qu’ils soient des érudits, ces hommes, sur quelques points, ont failli à leur mission.

Pour mieux comprendre ces hommes qui ont manqué sur certains aspects à leur devoir, Frantz Fanon dans (Peau noire masque blanc) nous décrit le noir dans tous ses états ; pour avancer, il faut savoir à quel niveau on se trouve, ce psychanalyste a su faire son analyse introspective pour nous aider à vaincre l’esclavage mental.
Comme pour nous tracer le chemin, il écrivit Les Damnés de la Terre, un livre de révolte. Mais Frantz Fanon n’est pas seulement un homme de lettres, c’est aussi un homme d’action qui s’engagea dans tous les grands mouvements révolutionnaires qui se déroulèrent en son temps, sur le sol Africain.

Pour aller plus loin, il est important de faire la lumière sur nos origines kémites et de démasquer les falsificateurs. Cheikh Anta Diop (Nations Nègres et culture), par ses démarches scientifiques, prouva l’origine négro-africaine des pharaons et Reines d’Egypte dont nous sommes les fiers descandants.

Comment s’y prend- il ? Tout simplement en se donnant les moyens, le travail. Historien, linguiste, chercheur … il inscrit le courant de la négritude dans les sphères scientifiques, par démonstration au carbone quatorze et balaie d’un revers de main, les affirmations fallacieuses des occidentaux, qui par des démarches simplistes et racistes, voulant s’accaparer toute la pensée et l’intelligence humaine.

Les découvertes de Cheikh Anta Diop nous permettent d’être convaincus qu’en Afrique plus qu’ailleurs comme le martèle à juste titre l’historien Joseph Ki-Zerbo, nous marchons sur notre histoire.

En tant que Haïtien, je me suis toujours posé la question : à savoir l’origine exacte des haïtiens. Je savais que nous venons pour une bonne partie du royaume kongo, du royaume de Dahomey.

Mais, imaginez-vous qu’en parcourant le livre (d’Histoire Générale de l’Afrique) de Ki-Zerbo j’ai découvert que les Ibos à qui nous rendons hommage, se trouvent sur la frontière du Cameroun et du Nigeria : il y a de quoi chanter ??! Ibo lélé ! ?? Ibo lélé ! ?? Ô ! ?? Ibo lélé Latibonit pèson pa konnin mwen??.

Ma joie est devenue beaucoup plus intense ! En songeant à mes parents qui, lors des passages des marchands de riz ou de poissons disaient : appelle-moi l’haoussa !
Ces, dit-on, haoussas qui passent leur temps à piailler, sont aussi appelés madansarah en comparaison à l’oiseau du même nom. Aujourd’hui je sais que les haoussas ne sont pas une simple invention des Haïtiens mais, une trace de l’existence de ce peuple sur le sol haïtien.
Grâce aux travaux de Mr Joseph Ki-zerbo.

Si les premiers auteurs sont, en mon sens, des réveilleurs de conscience, on ne peut pas en dire autant d’Axcelle Kabou quand elle écrit : et si l’Afrique refusait le développement ?

L’union fait la force c’est la devise qui constitue l’espoir du renouveau du peuple haïtien, et surtout celle qui fera un jour l'unité totale du peuple de KAMA, les kmt.

(min anpil chay pa lou)./